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RACE · CHIEN

Beagle : santé, espérance de vie et prise de sang

Le beagle est en général une race en bonne santé, sans morphologie extrême. Ses problèmes les plus fréquents en clinique sont la prise de poids et les maladies des dents. L’hypothyroïdie et les crises convulsives sont plus fréquentes que chez beaucoup de chiens, et quelques maladies héréditaires peuvent se voir sur la prise de sang et les tests de coagulation.

Beagle tricolore debout sur une pelouse
Photo : Slyronit · CC BY-SA 4.0 · via Wikimedia Commons

L’essentiel

Dans les cliniques généralistes britanniques, l’obésité touchait 24 % des beagles et la maladie parodontale 18 %. Les beagles avaient environ 3 fois plus de risque d’hypothyroïdie que les chiens croisés et presque 2 fois plus de risque de crises convulsives que les labradors. Parmi les maladies héréditaires rares figurent la malabsorption de la vitamine B12 (syndrome d’Imerslund-Gräsbeck) et le déficit en facteur VII, un trouble de la coagulation décrit d’abord dans la race.

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Le beagle en bref

CaractéristiqueDétail
OrigineGrande-Bretagne [1]
GroupeGroupe 6 de la FCI (chiens courants et chiens de recherche au sang), section 1.3, chiens courants de petite taille [1]
PoidsMoins de 9 kg pour les beagles de 33 cm au plus ; 9 à 14 kg pour ceux de 33 à 38 cm [2]
Taille33 à 40 cm au garrot [1]
Espérance de vieÂge médian au décès de 11,3 ans dans les cliniques britanniques [3] ; 12,5 ans dans une étude britannique de 2024 [4]
PoilCourt, dense et résistant aux intempéries ; tricolore ou plusieurs robes panachées et bicolores, bout de la queue blanc [1]

Origine

Le beagle aurait été obtenu en réduisant la taille du foxhound, pour chasser surtout le lièvre avec des chasseurs à pied. Il est toujours utilisé en meutes, souvent organisées par des institutions comme des collèges et des écoles [1].

Sous Henri VIII et Élisabeth Ire, il existait des beagles à poil dur, dont certains assez petits pour tenir dans la poche d’une veste de chasse. La race a grandi depuis, mais de petits « beagles de poche » naissent encore parfois [1].

Principaux problèmes de santé

  • Troubles courants : dans une étude britannique de 3 729 beagles suivis en clinique généraliste, les diagnostics les plus fréquents étaient l’obésité (24,3 %), la maladie parodontale (17,8 %), les griffes trop longues (11,6 %), l’otite externe (11,2 %) et l’engorgement des sacs anaux (10,6 %) [3].
  • Causes de décès : les tumeurs (19,3 %), une masse (13,2 %), une mauvaise qualité de vie (12,8 %) et les maladies du cerveau (6,8 %) étaient les plus fréquentes [3].
  • Hypothyroïdie : les beagles avaient un risque 3,08 fois plus élevé que les chiens croisés dans les cliniques britanniques [5]. Voir l’hypothyroïdie du chien.
  • Crises convulsives : les beagles avaient un risque 1,91 fois plus élevé que les labradors d’avoir des crises enregistrées [6].
  • Syndrome d’Imerslund-Gräsbeck : une incapacité héréditaire à absorber la vitamine B12 (cobalamine), due chez le beagle à une mutation du gène CUBN. Les chiots atteints ne grandissaient pas normalement [7].
  • Déficit en facteur VII : un trouble héréditaire de la coagulation décrit d’abord chez le beagle et retrouvé depuis dans 24 races et chez des chiens croisés ; il va de l’absence de signes à des saignements graves [8] et est en général léger à modéré [9].
  • Maladie de Lafora : une maladie héréditaire mortelle, avec des dépôts toxiques de glycogène anormal dans le cerveau. Les beagles atteints portaient la même expansion de répétitions du gène NHLRC1 que les teckels nains à poil dur [10].

Analyses et dépistages chez le beagle

  • Bilan thyroïdien : la race est prédisposée à l’hypothyroïdie [5] ; un résultat thyroïdien hors de l’intervalle mérite donc une lecture attentive avec votre vétérinaire.
  • Syndrome d’Imerslund-Gräsbeck sur la prise de sang et l’analyse d’urine : les jeunes beagles atteints avaient une cobalamine basse, une production anormale des cellules du sang avec des neutrophiles bas, de l’acide méthylmalonique dans les urines, une ammoniémie élevée et des protéines dans les urines [7]. Voir les globules blancs du chien et la protéinurie.
  • Tests de coagulation : le déficit en facteur VII ralentit la coagulation [8]. Un test ADN recherche la variante du gène F7 ; dans un laboratoire, un polymorphisme voisin faisait manquer l’allèle normal chez plusieurs beagles, jusqu’à ce que le test soit modifié [9].
  • Poids et dents : l’obésité et les maladies dentaires sont les problèmes les plus fréquents, et les auteurs de l’étude recommandent d’insister sur le contrôle du poids et l’hygiène dentaire [3].
  • Bilan sanguin courant : aucune valeur de référence propre à la race n’a été publiée ; les résultats se lisent avec les intervalles habituels du laboratoire. Voir la prise de sang du chien.

Pour aller plus loin

In English: Beagle.

Questions à poser à votre vétérinaire

  1. Mon beagle a-t-il un poids de forme, et quel poids viser ?
  2. Faut-il contrôler la thyroïde de mon chien ?
  3. Ses dents ont-elles besoin d’un détartrage ?
  4. Faut-il un test de coagulation avant une chirurgie ?
  5. Que faire si mon chien fait une crise convulsive ?
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Questions fréquentes

Quelle est l’espérance de vie d’un beagle ?

L’âge médian au décès était de 11,3 ans dans les cliniques britanniques [3] et de 12,5 ans dans une étude britannique plus large de 2024 [4].

Quelles sont les maladies du beagle ?

Les plus fréquentes sont l’obésité, les maladies des dents, les otites et les problèmes de sacs anaux [3]. L’hypothyroïdie [5] et les crises convulsives [6] sont plus fréquentes que chez beaucoup de chiens.

Le beagle est-il sujet à l’hypothyroïdie ?

Oui : dans les cliniques britanniques, son risque était 3,08 fois celui des chiens croisés [5].

Pourquoi les beagles grossissent-ils ?

L’obésité était le diagnostic le plus fréquent chez le beagle, avec 24,3 % des chiens touchés dans une étude britannique [3]. Votre vétérinaire peut vous aider à fixer un poids cible.

Qu’est-ce que le déficit en facteur VII du beagle ?

Un trouble héréditaire de la coagulation décrit d’abord chez le beagle, en général léger à modéré, avec un test ADN [8, 9].

Sources

  1. Fédération Cynologique Internationale. Standard FCI n° 161 : Beagle (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/161g06-en.pdf
  2. American Kennel Club. Beagle: dog breed information (en anglais). akc.org/dog-breeds/beagle
  3. O’Neill DG et al. Beagles kept as companion animals in the UK – demography, disorders and mortality. Companion Anim Health Genet. 2025;12(1):1 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-024-00140-9
  4. McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
  5. O’Neill DG et al. Frequency, breed predispositions and other demographic risk factors for diagnosis of hypothyroidism in dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Med Genet. 2022;9(1):11 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-022-00123-8
  6. Erlen A et al. Seizure occurrence in dogs under primary veterinary care in the UK: prevalence and risk factors. J Vet Intern Med. 2018;32(5):1665-1676 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.15290
  7. Fyfe JC et al. Selective intestinal cobalamin malabsorption with proteinuria (Imerslund-Gräsbeck syndrome) in juvenile Beagles. J Vet Intern Med. 2014;28(2):356-362 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.12284
  8. Clark JA et al. Investigation of a common canine factor VII deficiency variant in dogs with unexplained bleeding on autopsy. J Vet Diagn Invest. 2022;34(5):806-812 (en anglais). doi.org/10.1177/10406387221118581
  9. Ramirez CJ et al. Canine factor VII deficiency: lessons learned in applying methods-based laboratory proficiency testing. J Vet Diagn Invest. 2019;31(2):276-279 (en anglais). doi.org/10.1177/1040638718825281
  10. Hajek I et al. NHLRC1 repeat expansion in two beagles with Lafora disease. J Small Anim Pract. 2016;57(11):650-652 (en anglais). doi.org/10.1111/jsap.12593

Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.