Le scottish fold en bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Écosse (région de Tayside), à partir d’une chatte de ferme aux oreilles pliées trouvée en 1961 [1] |
| Groupe | Reconnu par la CFA en quatre divisions (oreilles pliées ou droites, poil court ou long) [1] ; absent de la liste des races reconnues par la FIFe [2] |
| Gabarit | Taille moyenne, tête ronde, cou court, corps bien rembourré aux pattes fortes ; la queue doit rester souple [1] |
| Espérance de vie | Pas de chiffre pour la race dans les tables de survie britanniques de 2019, qui ne retenaient que les races avec au moins 15 décès [3] |
| Robe | Courte ou longue ; les oreilles se plient vers 3 à 4 semaines [1] |
Origine
En 1961, un berger, William Ross, a remarqué une chatte blanche aux oreilles pliées, Susie, dans une ferme de la région de Tayside, en Écosse. Sa fille Snooks est devenue la femelle fondatrice, accouplée à un mâle domestique puis à un british shorthair. Les oreilles pliées viennent d’un gène dominant considéré comme une mutation spontanée [1].
La CFA a accordé le statut de championnat au fold à poil court en 1978 et au fold à poil long en 1992, puis a accepté les chats à oreilles droites en 2022 [1].
Les principaux problèmes de santé
- Ostéochondrodysplasie : les oreilles pliées et la maladie des os et des articulations de la race sont associées à une variante dominante du gène TRPV4 (c.1024G>T). Elle déforme l’extrémité des membres et la queue et provoque une destruction progressive des articulations ; la variante n’a été trouvée chez aucun des 648 chats non atteints testés [4]. Les signes décrits comprennent une boiterie, une réticence à sauter, une démarche raide, des extrémités de membres courtes et déformées, un gonflement à l’arrière des pieds postérieurs et une queue courte, épaisse et raide [5].
- Combien de folds sont atteints : une première étude australienne concluait que tous les scottish folds avaient une ostéochondrodysplasie à un certain degré [5], et les chats porteurs de deux copies développent des lésions radiographiques graves [6]. Dans une étude radiographique en aveugle sur des chats génotypés, les folds porteurs d’une copie avaient des scores moins bons que les chats à oreilles droites, mais des signes bien plus légers que ceux publiés auparavant [6]. Dans des dossiers de cliniques australiennes, l’ostéochondrodysplasie était diagnostiquée chez 12 des 1 131 scottish folds et suspectée chez 64 autres, le plus souvent avant 30 mois [7]. Dans un groupe italien, les 12 folds portaient tous une copie et 1 seul avait des signes cliniques [8].
- Le débat sur le bien-être : les auteurs de l’étude australienne déconseillaient de faire reproduire les chats aux oreilles pliées et recommandaient d’utiliser des chats écossais à oreilles droites [5]. D’autres auteurs parlent d’un débat complexe sur la question de savoir s’il faut élever des chats porteurs de la variante TRPV4 pour leurs oreilles pliées [6]. Les éleveurs CFA n’accouplent un fold qu’avec un chat à oreilles droites pour limiter les problèmes d’os et d’articulations [1].
- Polykystose rénale (PKD) : sur 1 281 chats testés au Japon, la probabilité de porter la variante PKD1 était nettement plus élevée chez le persan, le scottish fold et l’exotic shorthair, même si les effectifs par race étaient faibles [9]. Voir l’insuffisance rénale du chat.
- Groupe sanguin : dans une enquête américaine, 15 % de 27 scottish folds étaient de groupe B [11]. Voir l’anémie du chat.
Analyses et dépistages chez le scottish fold
- Pas de prise de sang pour la maladie des os : l’ostéochondrodysplasie se diagnostique sur des images radiographiques caractéristiques des pieds, des articulations et de la queue [5]. Il est conseillé de vérifier régulièrement et doucement la souplesse de la queue, car une raideur peut être un signe précoce [1].
- Test ADN TRPV4 : le génotypage montre si un chat porte une ou deux copies de la variante [6, 8], et les éleveurs utilisent le test ADN pour vérifier que chaque accouplement est adapté [1].
- Test ADN PKD1 et valeurs rénales : parmi les chats envoyés pour un test PKD1 au Japon (échantillon non aléatoire), 54 % des scottish folds portaient la variante. Chez les porteurs, une créatinine d’au moins 16 mg/l (environ 140 µmol/l) était plus fréquente à partir de 3 ans [10]. Voir la créatinine chez le chat.
- Groupe sanguin : le groupe B existe dans la race [11] : mieux vaut le connaître en vue d’une reproduction. Voir la prise de sang du chat.
Pour aller plus loin
In English: Scottish Fold.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Mon chat montre-t-il des signes d’ostéochondrodysplasie, et faut-il radiographier ses pieds, ses articulations ou sa queue ?
- La queue de mon chat est-elle souple et sa démarche normale pour son âge ?
- Mon chat a-t-il été testé pour la variante PKD1, et faut-il échographier ses reins ?
- Ses valeurs rénales sont-elles normales, et comment évoluent-elles ?
- Comment garder mon chat à l’aise s’il développe des douleurs articulaires ?
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Questions fréquentes
Pourquoi le scottish fold a-t-il les oreilles pliées ?
À cause d’une variante dominante du gène TRPV4 qui touche le cartilage. La même variante provoque l’ostéochondrodysplasie, une maladie des os et des articulations [4].
Tous les scottish folds ont-ils des problèmes d’articulations ?
Les études divergent. Une première étude trouvait une ostéochondrodysplasie à un certain degré chez tous les folds [5] ; des travaux plus récents ont trouvé des signes radiographiques plus légers chez les chats porteurs d’une copie et moins de cas cliniques, alors que les chats porteurs de deux copies sont gravement atteints [6, 7, 8].
Quels sont les signes de l’ostéochondrodysplasie ?
Boiterie, réticence à sauter, démarche raide, extrémités des membres courtes et déformées, et queue courte, épaisse et raide [5].
Sources
- The Cat Fanciers’ Association. Scottish Fold: breed profile (en anglais). cfa.org/breed/scottish-fold
- Fédération Internationale Féline. Breeds and standards (en anglais). fifeweb.org/cats/breeds
- Teng KT et al. Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK. J Feline Med Surg. 2024;26(5):1098612X241234556 (en anglais). doi.org/10.1177/1098612X241234556
- Gandolfi B et al. A dominant TRPV4 variant underlies osteochondrodysplasia in Scottish fold cats. Osteoarthritis Cartilage. 2016;24(8):1441-1450 (en anglais). doi.org/10.1016/j.joca.2016.03.019
- Malik R et al. Osteochondrodysplasia in Scottish Fold cats. Aust Vet J. 1999;77(2):85-92 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1751-0813.1999.tb11672.x
- Rorden C et al. Radiographical survey of osteochondrodysplasia in Scottish Fold cats caused by the TRPV4 gene variant. Hum Genet. 2021;140(11):1525-1534 (en anglais). doi.org/10.1007/s00439-021-02337-5
- Velie BD et al. An estimation of osteochondrodysplasia prevalence in Australian Scottish Fold cats: a retrospective study using VetCompass data. BMC Vet Res. 2023;19(1):252 (en anglais). doi.org/10.1186/s12917-023-03811-0
- Sartore S et al. Osteochondrodysplasia and the c.1024G>T variant of TRPV4 gene in Scottish Fold cats: genetic and radiographic evaluation. J Feline Med Surg. 2023;25(12):1098612X231211763 (en anglais). doi.org/10.1177/1098612X231211763
- Shitamori F et al. Large-scale epidemiological study on feline autosomal dominant polycystic kidney disease and identification of novel PKD1 gene variants. J Feline Med Surg. 2023;25(7):1098612X231185393 (en anglais). doi.org/10.1177/1098612X231185393
- Sato R et al. Epidemiological evaluation of cats associated with feline polycystic kidney disease caused by the feline PKD1 genetic mutation in Japan. J Vet Med Sci. 2019;81(7):1006-1011 (en anglais). doi.org/10.1292/jvms.18-0309
- Gavazza A et al. Feline blood groups: a systematic review of phylogenetic and geographical origin. Animals (Basel). 2021;11(12):3339 (en anglais). doi.org/10.3390/ani11123339
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
