Le border collie en bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Grande-Bretagne [1] |
| Groupe | Groupe 1 de la FCI (chiens de berger et de bouvier), section 1, chiens de berger [1] |
| Poids | 14 à 25 kg [2] |
| Taille | Idéalement 53 cm au garrot pour les mâles, un peu moins pour les femelles [1] |
| Espérance de vie | Âge médian au décès de 13,1 ans dans une étude britannique de 2024 [3] |
| Poil | Deux variétés, mi-long ou court, avec un sous-poil dense ; nombreuses couleurs, mais le blanc ne doit jamais dominer [1] |
Origine
Le border collie est un chien de berger britannique, et son standard FCI comprend toujours une épreuve de travail [1]. L’American Kennel Club le fait descendre de croisements entre les chiens de troupeau amenés par les Romains et les petits bergers de type spitz des Vikings, qui ont donné des chiens compacts et agiles pour les collines d’Écosse et du pays de Galles [2].
« Collie » est un mot du dialecte écossais qui désigne les chiens de berger. Les border collies dominent les concours de chiens de berger des îles Britanniques depuis plus d’un siècle [2].
Principaux problèmes de santé
- Épilepsie : dans une étude allemande de 49 border collies atteints d’épilepsie idiopathique, l’évolution était modérée chez 33 % et sévère chez 49 %, avec de fréquentes crises en série ; 71 % des chiens ayant reçu plus de deux médicaments étaient résistants, et seuls 18 % sont entrés en rémission [4]. Dans les cliniques généralistes britanniques, 1,45 % des border collies avaient au moins une crise enregistrée sur un an [5].
- Syndrome des neutrophiles piégés (TNS) : une neutropénie héréditaire récessive due à une mutation du gène VPS13B [7]. Les jeunes chiens atteints avaient de la fièvre, une démarche anormale et des troubles digestifs ; six chiens sur 12 étaient en vie six mois après le diagnostic [6]. Au Japon, 11,1 % des border collies testés étaient porteurs [7].
- Céroïde-lipofuscinose neuronale (CLN) : une maladie de surcharge récessive qui touche surtout les cellules nerveuses, due à une mutation du gène CLN5 ; 8,1 % des border collies testés au Japon étaient porteurs [8].
- Syndrome d’Imerslund-Gräsbeck : une incapacité héréditaire récessive à absorber la vitamine B12 (cobalamine), due chez le border collie à une mutation du gène CUBN [9].
- Anomalie de l’œil du colley : une malformation héréditaire de l’œil. Dans les données mondiales de tests génétiques, les border collies montraient une forte baisse des chiens atteints, des porteurs et de l’allèle de la maladie au fil du temps [10].
- Sensibilité aux médicaments MDR1 : rare dans la race : la fréquence de l’allèle muté était de 1 % dans une étude allemande [11].
- Syndrome de Cushing : moins fréquent que chez les chiens croisés, avec un risque égal à 0,32 fois celui des chiens croisés [12]. Voir la maladie de Cushing chez le chien et le test de stimulation à l’ACTH.
Analyses et dépistages chez le border collie
- Globules blancs et syndrome des neutrophiles piégés : les neutrophiles ne sont pas toujours bas. Chez 12 chiens atteints, les neutrophiles segmentés étaient sous l’intervalle chez sept, dans l’intervalle chez quatre et au-dessus chez un [6]. Une numération normale n’écarte donc pas le TNS chez un jeune border collie qui a de la fièvre et boite. Voir les globules blancs du chien.
- Vitamine B12 (cobalamine) : une cobalamine basse chez un jeune border collie peut orienter vers le syndrome d’Imerslund-Gräsbeck, qu’un test ADN de la mutation CUBN permet de confirmer [9].
- Tests ADN : des tests de génotypage existent pour le TNS [7], la CLN [8], le syndrome d’Imerslund-Gräsbeck [9], l’anomalie de l’œil du colley [10] et le MDR1 [11]. Ils indiquent si le chien est indemne, porteur ou atteint.
- Bilan sanguin courant : aucune valeur de référence propre à la race n’a été publiée ; les résultats se lisent avec les intervalles habituels du laboratoire, à commencer par la numération.
Pour aller plus loin
In English: Border Collie.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Mon chien ou ses parents ont-ils été testés pour le TNS, la CLN, le syndrome d’Imerslund-Gräsbeck et l’anomalie de l’œil du colley ?
- Les neutrophiles de mon jeune chien sont-ils normaux, et un TNS reste-t-il possible ?
- Faut-il doser la vitamine B12 (cobalamine) ?
- Que faire si mon chien fait une crise d’épilepsie, et quand commence-t-on un traitement ?
- Mon chien a-t-il besoin d’un test MDR1 avant certains médicaments ?
Faites expliquer la prise de sang de votre border collie.
AI DiagAnimals lit la numération, les neutrophiles, la cobalamine et la biochimie avec les intervalles de votre laboratoire, et prépare les questions pour votre vétérinaire. Le service ouvre bientôt : laissez votre adresse e-mail pour être prévenu.
Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un border collie ?
L’âge médian au décès était de 13,1 ans dans une étude britannique de 2024 [3].
Quelles sont les maladies du border collie ?
L’épilepsie [4], l’anomalie de l’œil du colley [10] et des maladies récessives rares comme le syndrome des neutrophiles piégés [6], la céroïde-lipofuscinose neuronale [8] et le syndrome d’Imerslund-Gräsbeck [9].
Qu’est-ce que le syndrome des neutrophiles piégés ?
Une neutropénie héréditaire du jeune border collie, due à une mutation du gène VPS13B [7], avec fièvre, boiterie et troubles digestifs ; les neutrophiles sont souvent, mais pas toujours, bas [6].
Quels tests ADN pour un border collie ?
Il existe des tests pour le TNS [7], la CLN [8], le syndrome d’Imerslund-Gräsbeck [9], l’anomalie de l’œil du colley [10] et le MDR1 [11].
Le border collie fait-il de l’épilepsie ?
Oui. Dans une étude allemande, la maladie était souvent sévère et résistante aux médicaments, et les pedigrees évoquaient une origine génétique [4].
Sources
- Fédération Cynologique Internationale. Standard FCI n° 297 : Border Collie (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/297g01-en.pdf
- American Kennel Club. Border Collie: dog breed information (en anglais). akc.org/dog-breeds/border-collie
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Hülsmeyer V et al. Epilepsy in Border Collies: clinical manifestation, outcome, and mode of inheritance. J Vet Intern Med. 2010;24(1):171-178 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2009.0438.x
- Erlen A et al. Seizure occurrence in dogs under primary veterinary care in the UK: prevalence and risk factors. J Vet Intern Med. 2018;32(5):1665-1676 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.15290
- Suciu A et al. Clinical findings, treatment and outcome of trapped neutrophil syndrome in Border Collies: 12 cases (2011-2022). J Small Anim Pract. 2024;65(7):560-568 (en anglais). doi.org/10.1111/jsap.13726
- Mizukami K et al. Real-time PCR genotyping assay for canine trapped neutrophil syndrome and high frequency of the mutant allele in Border collies. Vet J. 2013;195(2):260-261 (en anglais). doi.org/10.1016/j.tvjl.2012.06.014
- Mizukami K et al. Novel rapid genotyping assays for neuronal ceroid lipofuscinosis in Border Collie dogs and high frequency of the mutant allele in Japan. J Vet Diagn Invest. 2011;23(6):1131-1139 (en anglais). doi.org/10.1177/1040638711425590
- Owczarek-Lipska M et al. A frameshift mutation in the cubilin gene (CUBN) in Border Collies with Imerslund-Gräsbeck syndrome (selective cobalamin malabsorption). PLoS One. 2013;8(4):e61144 (en anglais). doi.org/10.1371/journal.pone.0061144
- Clark JA et al. Global frequency analyses of canine progressive rod-cone degeneration-progressive retinal atrophy and collie eye anomaly using commercial genetic testing data. Genes (Basel). 2023;14(11):2093 (en anglais). doi.org/10.3390/genes14112093
- Gramer I et al. Breed distribution of the nt230(del4) MDR1 mutation in dogs. Vet J. 2011;189(1):67-71 (en anglais). doi.org/10.1016/j.tvjl.2010.06.012
- Schofield I et al. Frequency and risk factors for naturally occurring Cushing’s syndrome in dogs attending UK primary-care practices. J Small Anim Pract. 2022;63(4):265-274 (en anglais). doi.org/10.1111/jsap.13450
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
