Le british shorthair en bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Grande-Bretagne [1] |
| Groupe | FIFe catégorie 3 [2] |
| Gabarit | Robuste et musclé, au poitrail large ; taille adulte atteinte vers 3 ans ; les mâles jusqu’à environ 7,7 kg, les femelles plus petites [1] |
| Espérance de vie | 9,58 ans à la naissance pour les chats « British » (y compris British Blue et British Longhair) dans une étude britannique sur 2019 [3] |
| Pelage | Court et très dense ; le bleu est la couleur classique, avec de nombreuses autres unicolores, bicolores et tabby [1] |
Origine
Le british shorthair s’est fait connaître lors des expositions félines du Crystal Palace à Londres, au tournant du XXe siècle. Les deux guerres mondiales ont décimé la race, et des croisements avec des persans et des chats de gouttière ont servi à la reconstruire [1].
Dans les années 1950, un mâle bleu, Brynbuboo Little Monarch, est devenu le premier grand champion toutes races du Governing Council of the Cat Fancy britannique ; beaucoup de british shorthairs actuels descendent de lui. Les premiers chats exportés aux États-Unis étaient enregistrés comme « British Blues » [1].
Les problèmes de santé fréquents
- Cardiomyopathie hypertrophique (CMH) : sur 329 british shorthairs dépistés par échographie cardiaque au Danemark, 28 (8,5 %) avaient une CMH et 14 (4,3 %) un résultat douteux. Les mâles étaient bien plus souvent atteints (20,4 %) que les femelles (2,1 %), et l’âge médian au diagnostic était de 2,7 ans [7]. La race fait partie de celles considérées à risque accru [8].
- Calculs des reins et des uretères : le british shorthair faisait partie des races à risque accru de calculs urinaires hauts dans une étude de référé au Royaume-Uni (risque 1,92 à 3,31 fois celui des chats sans race selon les races concernées) [10]. Voir l’insuffisance rénale du chat.
- Isoérythrolyse néonatale : les chatons nés d’une chatte de groupe B et d’un mâle de groupe A ou AB peuvent voir leurs globules rouges détruits par les anticorps de leur mère ; c’est rare, mais la mortalité est élevée [5]. Voir l’anémie du chat.
- Teigne (dermatophytose) : diagnostiquée chez 25,6 % des british shorthairs vus dans une clinique de dermatologie de référé en Italie, contre 2,1 % des chats européens à poil court [11].
- Poids : dans l’étude britannique sur l’espérance de vie, les chats au poids non idéal vivaient moins longtemps [3].
Analyses et dépistages chez le british shorthair
- Groupe sanguin : 58,7 % des 121 british shorthairs testés au Royaume-Uni étaient de groupe B, 39,7 % de groupe A et 1,6 % de groupe AB [4] ; des données regroupées d’autres pays donnent environ 36 % de groupe B [5]. Tous les chats de groupe B de plus de 3 mois ont des taux élevés d’anticorps anti-A : une transfusion incompatible peut provoquer une réaction grave [5]. La Cat Fanciers’ Association conseille aussi aux propriétaires de connaître le groupe sanguin de leur chat [1].
- Test ADN du groupe sanguin : les tests génétiques du gène CMAH prédisent les groupes A, B et AB ; des variantes propres à certaines races ont été trouvées chez le british shorthair, et le nouveau panel a attribué le bon génotype aux 2 145 chats testés [6].
- Échographie cardiaque : les auteurs danois recommandent un dépistage échographique dans cette race, en particulier chez les reproducteurs [7].
- NT-proBNP : chez 227 chats, une valeur supérieure à 46 pmol/l séparait une cardiomyopathie cachée d’un cœur normal avec une sensibilité de 85,8 % et une spécificité de 91,2 % [9], mais il n’est pas recommandé pour distinguer un chat normal d’une CMH légère à modérée [8].
- Thyroïde et tension artérielle : recommandées chez un chat aux parois cardiaques épaissies, pour rechercher une hyperthyroïdie ou une hypertension [8]. Voir l’hyperthyroïdie du chat.
- Valeurs rénales et urines : voir la créatinine chez le chat et l’analyse d’urine.
Pour aller plus loin
In English: British Shorthair.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Connaît-on le groupe sanguin de mon chat, et est-il noté dans son dossier ?
- Mon british shorthair doit-il passer une échographie cardiaque, et à quel âge ?
- Un dosage du NT-proBNP serait-il utile pour mon chat ?
- Le poids de mon chat est-il idéal pour son gabarit ?
- Les analyses d’urine ou les valeurs rénales de mon chat font-elles penser à des calculs ?
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Questions fréquentes
Combien de temps vit un british shorthair ?
Dans une étude britannique sur les chats morts en 2019, les chats « British » avaient une espérance de vie à la naissance de 9,58 ans, contre 11,74 ans pour l’ensemble des chats [3].
Le british shorthair est-il de groupe sanguin B ?
Souvent : 58,7 % des british shorthairs testés dans une étude britannique étaient de groupe B [4], bien plus que chez les chats sans race [4].
Quelles sont les maladies du british shorthair ?
La cardiomyopathie hypertrophique, surtout chez le mâle, les calculs des reins et des uretères et la teigne sont documentés, en plus des enjeux du groupe B pour les transfusions et la reproduction [5, 7, 10, 11].
Le british shorthair a-t-il des problèmes cardiaques ?
Oui. Au Danemark, 8,5 % des british shorthairs dépistés avaient une CMH, souvent jeunes ; après ajustement, le risque des mâles était environ 8 fois celui des femelles [7].
Sources
- The Cat Fanciers’ Association. British Shorthair: breed profile (en anglais). cfa.org/breed/british-shorthair
- Fédération Internationale Féline. Breeds and standards (en anglais). fifeweb.org/cats/breeds
- Teng KT et al. Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK. J Feline Med Surg. 2024;26(5):1098612X241234556 (en anglais). doi.org/10.1177/1098612X241234556
- Knottenbelt CM et al. Determination of the prevalence of feline blood types in the UK. J Small Anim Pract. 1999;40(3):115-118 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1748-5827.1999.tb03051.x
- Silvestre-Ferreira AC, Pastor J. Feline neonatal isoerythrolysis and the importance of feline blood types. Vet Med Int. 2010;2010:753726 (en anglais). doi.org/10.4061/2010/753726
- Kehl A et al. CMAH genotyping survey for blood types A, B and C (AB) in purpose-bred cats. Anim Genet. 2019;50(3):303-306 (en anglais). doi.org/10.1111/age.12778
- Granström S et al. Prevalence of hypertrophic cardiomyopathy in a cohort of British Shorthair cats in Denmark. J Vet Intern Med. 2011;25(4):866-871 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2011.0751.x
- Luis Fuentes V et al. ACVIM consensus statement guidelines for the classification, diagnosis, and management of cardiomyopathies in cats. J Vet Intern Med. 2020;34(3):1062-1077 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.15745
- Fox PR et al. Multicenter evaluation of plasma N-terminal probrain natriuretic peptide (NT-pro BNP) as a biochemical screening test for asymptomatic (occult) cardiomyopathy in cats. J Vet Intern Med. 2011;25(5):1010-1016 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2011.00776.x
- Geddes RF et al. Risk factors for upper urinary tract uroliths and ureteral obstruction in cats under referral veterinary care in the United Kingdom. J Vet Intern Med. 2023;37(2):567-577 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.16659
- Colombo S et al. Epidemiological and clinical features of dermatophytosis in a referral practice in Italy: a retrospective study in different feline breeds. Vet Dermatol. 2026;37(3):399-404 (en anglais). doi.org/10.1111/vde.70050
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
