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RACE · CHAT

British shorthair : santé, groupe sanguin B et prise de sang

Le british shorthair est un chat robuste, à croissance lente. Deux points le distinguent sur le plan de la santé : une forte proportion de chats de groupe sanguin B, ce qui compte pour les transfusions et la reproduction, et un risque documenté de cardiomyopathie hypertrophique, surtout chez le mâle. Voici ce que montrent les études et les examens dont votre vétérinaire peut vous parler.

British shorthair bleu couché sur fond blanc, aux yeux ronds couleur cuivre
Photo : BritishEmpire · CC BY-SA 3.0 · via Wikimedia Commons

L’essentiel

Dans une étude britannique, 58,7 % des british shorthairs étaient de groupe sanguin B, contre 7,9 % des chats sans race. Les chats de groupe B ont de puissants anticorps naturels contre le sang de groupe A : déterminer le groupe avant toute transfusion est indispensable. Dans un dépistage danois, 8,5 % des british shorthairs avaient une cardiomyopathie hypertrophique, avec 20,4 % des mâles atteints contre 2,1 % des femelles. La race a aussi un risque accru de calculs des reins et des uretères. L’espérance de vie à la naissance était de 9,58 ans dans une étude britannique sur 2019.

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Le british shorthair en bref

CaractéristiqueDétail
OrigineGrande-Bretagne [1]
GroupeFIFe catégorie 3 [2]
GabaritRobuste et musclé, au poitrail large ; taille adulte atteinte vers 3 ans ; les mâles jusqu’à environ 7,7 kg, les femelles plus petites [1]
Espérance de vie9,58 ans à la naissance pour les chats « British » (y compris British Blue et British Longhair) dans une étude britannique sur 2019 [3]
PelageCourt et très dense ; le bleu est la couleur classique, avec de nombreuses autres unicolores, bicolores et tabby [1]

Origine

Le british shorthair s’est fait connaître lors des expositions félines du Crystal Palace à Londres, au tournant du XXe siècle. Les deux guerres mondiales ont décimé la race, et des croisements avec des persans et des chats de gouttière ont servi à la reconstruire [1].

Dans les années 1950, un mâle bleu, Brynbuboo Little Monarch, est devenu le premier grand champion toutes races du Governing Council of the Cat Fancy britannique ; beaucoup de british shorthairs actuels descendent de lui. Les premiers chats exportés aux États-Unis étaient enregistrés comme « British Blues » [1].

Les problèmes de santé fréquents

  • Cardiomyopathie hypertrophique (CMH) : sur 329 british shorthairs dépistés par échographie cardiaque au Danemark, 28 (8,5 %) avaient une CMH et 14 (4,3 %) un résultat douteux. Les mâles étaient bien plus souvent atteints (20,4 %) que les femelles (2,1 %), et l’âge médian au diagnostic était de 2,7 ans [7]. La race fait partie de celles considérées à risque accru [8].
  • Calculs des reins et des uretères : le british shorthair faisait partie des races à risque accru de calculs urinaires hauts dans une étude de référé au Royaume-Uni (risque 1,92 à 3,31 fois celui des chats sans race selon les races concernées) [10]. Voir l’insuffisance rénale du chat.
  • Isoérythrolyse néonatale : les chatons nés d’une chatte de groupe B et d’un mâle de groupe A ou AB peuvent voir leurs globules rouges détruits par les anticorps de leur mère ; c’est rare, mais la mortalité est élevée [5]. Voir l’anémie du chat.
  • Teigne (dermatophytose) : diagnostiquée chez 25,6 % des british shorthairs vus dans une clinique de dermatologie de référé en Italie, contre 2,1 % des chats européens à poil court [11].
  • Poids : dans l’étude britannique sur l’espérance de vie, les chats au poids non idéal vivaient moins longtemps [3].

Analyses et dépistages chez le british shorthair

  • Groupe sanguin : 58,7 % des 121 british shorthairs testés au Royaume-Uni étaient de groupe B, 39,7 % de groupe A et 1,6 % de groupe AB [4] ; des données regroupées d’autres pays donnent environ 36 % de groupe B [5]. Tous les chats de groupe B de plus de 3 mois ont des taux élevés d’anticorps anti-A : une transfusion incompatible peut provoquer une réaction grave [5]. La Cat Fanciers’ Association conseille aussi aux propriétaires de connaître le groupe sanguin de leur chat [1].
  • Test ADN du groupe sanguin : les tests génétiques du gène CMAH prédisent les groupes A, B et AB ; des variantes propres à certaines races ont été trouvées chez le british shorthair, et le nouveau panel a attribué le bon génotype aux 2 145 chats testés [6].
  • Échographie cardiaque : les auteurs danois recommandent un dépistage échographique dans cette race, en particulier chez les reproducteurs [7].
  • NT-proBNP : chez 227 chats, une valeur supérieure à 46 pmol/l séparait une cardiomyopathie cachée d’un cœur normal avec une sensibilité de 85,8 % et une spécificité de 91,2 % [9], mais il n’est pas recommandé pour distinguer un chat normal d’une CMH légère à modérée [8].
  • Thyroïde et tension artérielle : recommandées chez un chat aux parois cardiaques épaissies, pour rechercher une hyperthyroïdie ou une hypertension [8]. Voir l’hyperthyroïdie du chat.
  • Valeurs rénales et urines : voir la créatinine chez le chat et l’analyse d’urine.

Pour aller plus loin

In English: British Shorthair.

Questions à poser à votre vétérinaire

  1. Connaît-on le groupe sanguin de mon chat, et est-il noté dans son dossier ?
  2. Mon british shorthair doit-il passer une échographie cardiaque, et à quel âge ?
  3. Un dosage du NT-proBNP serait-il utile pour mon chat ?
  4. Le poids de mon chat est-il idéal pour son gabarit ?
  5. Les analyses d’urine ou les valeurs rénales de mon chat font-elles penser à des calculs ?
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Questions fréquentes

Combien de temps vit un british shorthair ?

Dans une étude britannique sur les chats morts en 2019, les chats « British » avaient une espérance de vie à la naissance de 9,58 ans, contre 11,74 ans pour l’ensemble des chats [3].

Le british shorthair est-il de groupe sanguin B ?

Souvent : 58,7 % des british shorthairs testés dans une étude britannique étaient de groupe B [4], bien plus que chez les chats sans race [4].

Quelles sont les maladies du british shorthair ?

La cardiomyopathie hypertrophique, surtout chez le mâle, les calculs des reins et des uretères et la teigne sont documentés, en plus des enjeux du groupe B pour les transfusions et la reproduction [5, 7, 10, 11].

Le british shorthair a-t-il des problèmes cardiaques ?

Oui. Au Danemark, 8,5 % des british shorthairs dépistés avaient une CMH, souvent jeunes ; après ajustement, le risque des mâles était environ 8 fois celui des femelles [7].

Quels examens pour un british shorthair ?

Une détermination du groupe sanguin et un dépistage par échographie cardiaque, surtout pour les reproducteurs [4, 7].

Sources

  1. The Cat Fanciers’ Association. British Shorthair: breed profile (en anglais). cfa.org/breed/british-shorthair
  2. Fédération Internationale Féline. Breeds and standards (en anglais). fifeweb.org/cats/breeds
  3. Teng KT et al. Life tables of annual life expectancy and risk factors for mortality in cats in the UK. J Feline Med Surg. 2024;26(5):1098612X241234556 (en anglais). doi.org/10.1177/1098612X241234556
  4. Knottenbelt CM et al. Determination of the prevalence of feline blood types in the UK. J Small Anim Pract. 1999;40(3):115-118 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1748-5827.1999.tb03051.x
  5. Silvestre-Ferreira AC, Pastor J. Feline neonatal isoerythrolysis and the importance of feline blood types. Vet Med Int. 2010;2010:753726 (en anglais). doi.org/10.4061/2010/753726
  6. Kehl A et al. CMAH genotyping survey for blood types A, B and C (AB) in purpose-bred cats. Anim Genet. 2019;50(3):303-306 (en anglais). doi.org/10.1111/age.12778
  7. Granström S et al. Prevalence of hypertrophic cardiomyopathy in a cohort of British Shorthair cats in Denmark. J Vet Intern Med. 2011;25(4):866-871 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2011.0751.x
  8. Luis Fuentes V et al. ACVIM consensus statement guidelines for the classification, diagnosis, and management of cardiomyopathies in cats. J Vet Intern Med. 2020;34(3):1062-1077 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.15745
  9. Fox PR et al. Multicenter evaluation of plasma N-terminal probrain natriuretic peptide (NT-pro BNP) as a biochemical screening test for asymptomatic (occult) cardiomyopathy in cats. J Vet Intern Med. 2011;25(5):1010-1016 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2011.00776.x
  10. Geddes RF et al. Risk factors for upper urinary tract uroliths and ureteral obstruction in cats under referral veterinary care in the United Kingdom. J Vet Intern Med. 2023;37(2):567-577 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.16659
  11. Colombo S et al. Epidemiological and clinical features of dermatophytosis in a referral practice in Italy: a retrospective study in different feline breeds. Vet Dermatol. 2026;37(3):399-404 (en anglais). doi.org/10.1111/vde.70050

Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.