Le cane corso en bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Italie [1] |
| Groupe | Groupe 2 de la FCI, section 2.1 (molossoïdes de type dogue) [1] |
| Poids | Mâles 45 à 50 kg, femelles 40 à 45 kg [1] |
| Taille | Mâles 64 à 68 cm, femelles 60 à 64 cm, avec une tolérance de 2 cm [1] |
| Espérance de vie | Médiane de 8,1 ans dans une grande étude britannique, sur un nombre de chiens assez faible [2] ; médiane de 9,3 ans chez 232 chiens de 25 pays [3] |
| Poil | Court, brillant et très dense ; noir, gris, fauve, rouge ou bringé [1] |
Origine
Le cane corso descend de l’ancien molosse romain. Autrefois répandu dans toute l’Italie, il ne subsistait récemment qu’en Pouilles et dans les régions voisines du sud de l’Italie. Son nom vient du latin « cohors », qui signifie protecteur, gardien de la ferme. Il gardait la propriété, la famille et le bétail, et servait à conduire les bovins et à chasser le gros gibier [1].
C’est une race récente pour la FCI, qui l’a reconnue à titre définitif en 2007 [3].
Les problèmes de santé fréquents
- Dysplasie de la hanche : sur les radiographies de dépistage de 1 338 cane corsos en France entre 1997 et 2017, 51,9 % avaient une dysplasie de la hanche, le taux le plus élevé des 10 races étudiées. La part est passée de 72,7 % à 49,9 % sur la période, la plus forte amélioration de toutes les races [4].
- Dysplasie du coude : dans le dépistage français de 2002 à 2022, le cane corso faisait partie des quatre races les plus touchées, avec le dogue de Bordeaux, le rottweiler et le bouvier bernois [5].
- Paupières et yeux : dans une étude italienne, 57,7 % des cane corsos examinés avaient au moins une maladie des yeux présumée héréditaire, et l’ectropion (paupière inférieure qui s’éverse) représentait 36,6 % de ces maladies [6].
- Procidence de la glande de la troisième paupière (« cherry eye ») : elle était 14,66 fois plus probable chez le cane corso que chez les croisés dans les cliniques britanniques, l’un des risques les plus élevés de toutes les races [7].
- Anomalie dento-squelettique et rétinienne (DSRA) : une maladie héréditaire avec des dents fragiles et décolorées, une croissance disproportionnée et une perte progressive de la vue. Elle est due à une variante récessive du gène MIA3 [8].
Ce qui est particulier dans les analyses du cane corso
Peu de travaux portent sur les analyses du cane corso, et nous n’avons pas trouvé d’intervalles de référence propres à la race. Deux points ressortent.
Groupes sanguins. Chez des donneurs de sang italiens et espagnols, 2 cane corsos sur 49 (4,1 %) n’avaient pas l’antigène Dal des globules rouges, une observation nouvelle pour la race. Seuls 34,7 % étaient DEA 1 positifs et aucun n’était DEA 7 positif. Un chien Dal négatif peut être sensibilisé par une première transfusion : une épreuve de compatibilité est nécessaire avant les transfusions suivantes [9]. Voir l’anémie chez le chien et le chat.
Test ADN de la DSRA. La variante MIA3 concordait parfaitement avec la maladie chez 18 cane corsos atteints et 22 indemnes : les chiens peuvent donc être génotypés [8].
Programmes de dépistage. La radiographie des hanches et des coudes et l’examen des yeux sont les principaux contrôles pour les problèmes fréquents de la race [4, 5, 6].
Pour les résultats courants, nos guides de la prise de sang du chien et des enzymes du foie expliquent chaque valeur.
Pour aller plus loin
In English: Cane Corso.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Les hanches et les coudes de mon chien ont-ils été radiographiés et classés ?
- Les paupières de mon chien sont-elles normales, ou y a-t-il un ectropion ou un entropion ?
- Le groupe sanguin de mon chien a-t-il été déterminé, au cas où une transfusion serait nécessaire ?
- Les parents ont-ils été testés pour l’anomalie dento-squelettique et rétinienne ?
- Mon chien a-t-il un poids adapté pour ses articulations ?
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Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un cane corso ?
Une grande étude britannique a trouvé une médiane de 8,1 ans, sur un nombre assez faible de cane corsos [2]. Une étude de 232 chiens de 25 pays a trouvé une médiane de 9,3 ans [3].
Le cane corso a-t-il des problèmes de hanches ?
Oui. Sur les radiographies de dépistage françaises, 51,9 % avaient une dysplasie de la hanche, même si la part est passée de 72,7 % à 49,9 % entre 1997 et 2017 [4].
Quels problèmes d’yeux a le cane corso ?
L’ectropion était la maladie des yeux héréditaire la plus fréquente dans une étude italienne [6], et la procidence de la glande de la troisième paupière était 14,66 fois plus probable que chez les croisés [7].
Quels dépistages pour un cane corso ?
La radiographie des hanches et des coudes [4, 5], l’examen des yeux [6] et le test ADN de l’anomalie dento-squelettique et rétinienne [8] couvrent les problèmes les mieux documentés.
Quel est le groupe sanguin du cane corso ?
Beaucoup sont DEA 1 négatifs : seuls 34,7 % des donneurs italiens et espagnols étaient positifs, et quelques-uns n’avaient pas l’antigène Dal [9].
Sources
- FCI. Standard n° 343 : Cane corso italiano. 2023. fci.be/Nomenclature/Standards/343g02-fr.pdf
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau supplémentaire S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Korec E et al. Longevity of Cane Corso Italiano dog breed and its relationship with hair colour. Open Vet J. 2017;7(2):170-173 (en anglais). doi.org/10.4314/ovj.v7i2.15
- Baldinger A et al. Prevalence of canine hip dysplasia in 10 breeds in France, a retrospective study of the 1997-2017 radiographic screening period. PLoS One. 2020;15(7):e0235847 (en anglais). doi.org/10.1371/journal.pone.0235847
- Roels J et al. Prevalence of elbow dysplasia in 13 dog breeds in France: a retrospective radiographic study (2002-2022). Am J Vet Res. 2024;85(5) (en anglais). doi.org/10.2460/ajvr.23.12.0290
- Guandalini A et al. Epidemiology of ocular disorders presumed to be inherited in three large Italian dog breeds in Italy. Vet Ophthalmol. 2017;20(5):420-426 (en anglais). doi.org/10.1111/vop.12442
- O’Neill DG et al. Breed and conformational predispositions for prolapsed nictitating membrane gland (PNMG) in dogs in the UK: a VetCompass study. PLoS One. 2022;17(1):e0260538 (en anglais). doi.org/10.1371/journal.pone.0260538
- Christen M et al. MIA3 splice defect in Cane Corso dogs with dental-skeletal-retinal anomaly (DSRA). Genes (Basel). 2021;12(10):1497 (en anglais). doi.org/10.3390/genes12101497
- Proverbio D et al. Prevalence of Dal blood type and dog erythrocyte antigens (DEA) 1, 4, and 7 in canine blood donors in Italy and Spain. BMC Vet Res. 2020;16:126 (en anglais). doi.org/10.1186/s12917-020-02351-1
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
