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RACE · CHIEN

Corgi : santé et ce que montrent les analyses

Le welsh corgi pembroke est la race chez qui le gène de la myélopathie dégénérative du chien a été découvert, et la plupart des corgis testés portent deux copies du variant à risque. Ses pattes courtes vont de pair avec un risque plus élevé de hernie discale. La prise de sang courante n’a pas de particularité connue dans la race ; les examens les plus utiles sont un test ADN et l’analyse d’urine, pour les calculs de cystine que la race peut former.

Un welsh corgi pembroke rouge et blanc debout dans un jardin
Photo : Dog breed facts · CC BY-SA 4.0 · via Wikimedia Commons

L’essentiel

La myélopathie dégénérative (MD) est une faiblesse progressive et lente des membres postérieurs, qui commence en général à 8 ans ou plus. Son principal facteur de risque génétique, une mutation du gène SOD1, a été identifié chez le welsh corgi pembroke, et 65 % de plus de 3 000 corgis testés dans un laboratoire en portaient deux copies. Du vivant du chien, le diagnostic reste présomptif et repose sur l’histoire, l’examen neurologique et le test ADN. La race fait aussi partie de celles à risque plus élevé de hernie discale, et elle porterait des variants héréditaires de cystinurie pouvant entraîner des calculs de cystine.

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En bref

CaractéristiqueDétail
OrigineGrande-Bretagne (pays de Galles) [1, 3]
GroupeGroupe 1 de la FCI (chiens de berger et de bouvier), section 2, chiens de bouvier [1]
PoidsMâles 10 à 12 kg, femelles 9 à 11 kg [1]
TailleEnviron 25 à 30 cm au garrot [1]
Espérance de vieMédiane de 13,2 ans dans une étude britannique de 2024, calculée sur 221 décès [2]
PoilMi-long et droit, avec un sous-poil dense ; rouge, sable, fauve, ou noir et feu, avec ou sans marques blanches [1]

Origine

Le pembroke est un chien de conduite de bétail traditionnel du pays de Galles. Il est un peu plus petit que son cousin le welsh corgi cardigan, avec un corps moins long, des oreilles plus petites et des antérieurs plus droits [3, 1].

C’est depuis longtemps la plus populaire des deux races de corgis, peut-être aidée par le patronage royal, du règne de George VI à celui d’Élisabeth II [3].

Problèmes de santé fréquents

  • Myélopathie dégénérative : une maladie progressive et mortelle de la moelle épinière. Les signes commencent en général à 8 ans ou plus, par une faiblesse et une perte de coordination des membres postérieurs qui gagnent ensuite les antérieurs [4]. Chez 21 corgis suivis jusqu’à l’euthanasie, les signes ont duré 19 mois en médiane et l’âge médian à l’euthanasie était de 13 ans ; aucun chien ne pouvait plus marcher à ce stade [5].
  • Le variant à risque SOD1 : la mutation a été trouvée en étudiant 38 welsh corgis pembroke atteints, et les chiens porteurs de deux copies (A/A) étaient à risque dans cinq races [4]. Sur 3 209 corgis testés dans un laboratoire, 2 091 (65 %) étaient A/A ; les chiens A/A ont un risque bien plus élevé que les porteurs d’une seule copie [6].
  • Hernie discale : dans les études de populations hospitalières, le welsh corgi pembroke fait partie des races au risque significativement plus élevé. La race porte un rétrogène FGF4 lié à ses pattes courtes [8].
  • Hanches : chez 399 corgis évalués par PennHIP, tous avaient une laxité de hanche supérieure à 0,30 (indice de distraction moyen 0,66), 18 % une subluxation et 6,8 % de l’arthrose [9].
  • Calculs de cystine : le welsh corgi pembroke fait partie des races décrites comme porteuses de variants héréditaires de cystinurie (types I ou II), qui peuvent entraîner des calculs urinaires de cystine [10]. Voir calculs urinaires du chien.
  • Cœur : une malformation cardiaque, la persistance du canal artériel, a été décrite chez cinq chiots corgis apparentés et leur père [11]. Voir insuffisance cardiaque du chien.

Ce qui est particulier dans les examens du corgi

Nous n’avons pas trouvé d’intervalles de référence publiés propres au welsh corgi pembroke, ni de particularité connue, pour les analyses sanguines courantes. La prise de sang se lit avec les intervalles habituels du chien.

La MD ne se diagnostique pas par une prise de sang. Dans l’étude qui a décrit la maladie chez le corgi, les chiens atteints ont eu un examen neurologique, des analyses sanguines, une analyse du liquide céphalorachidien, des examens électrodiagnostiques et une imagerie de la colonne ; l’imagerie ne montrait pas de compression de la moelle [5]. Du vivant du chien, le diagnostic reste présomptif : la plupart des 189 neurologues interrogés exigeaient le test ADN SOD1, et 82 exigeaient aussi une IRM de la colonne [7].

Lire le test ADN. Les chiens A/A ont un risque de MD bien plus élevé que les porteurs A/G, mais tous ne tombent pas malades. Chez des chiens de plusieurs races suivis au-delà de 10 ans, 18 des 30 chiens A/A ont développé des signes de MD, contre 2 des 55 chiens A/G [6].

Urine. Les variants héréditaires de cystinurie de la race [10] font de la cystine l’un des types de calculs à garder en tête chez un corgi. Voir analyse d’urine du chien et du chat.

Pour aller plus loin

In English: Pembroke Welsh Corgi.

Questions à poser à votre vétérinaire

  1. Mon corgi a-t-il été testé pour le variant SOD1, et que signifie un résultat A/A pour lui ?
  2. La faiblesse des pattes arrière de mon corgi âgé peut-elle venir d’une myélopathie dégénérative ou d’une hernie discale ?
  3. Une IRM changerait-elle la prise en charge de mon chien ?
  4. Faut-il rechercher des cristaux de cystine dans l’urine de mon corgi ?
  5. Faut-il évaluer les hanches, vu la laxité décrite dans la race ?
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Questions fréquentes

Quelle est l’espérance de vie d’un corgi ?

Une grande étude britannique de 2024 a trouvé une durée de vie médiane de 13,2 ans pour le welsh corgi pembroke, calculée sur 221 décès [2].

Qu’est-ce que la myélopathie dégénérative du corgi ?

Une maladie progressive de la moelle épinière qui entraîne faiblesse et perte de coordination des pattes arrière, en général à partir de 8 ans [4]. Chez le corgi, elle évoluait lentement, sur 19 mois en médiane [5].

Faut-il faire le test ADN de la myélopathie dégénérative à mon corgi ?

Le test SOD1 est celui que la plupart des neurologues exigent quand ils suspectent une MD [7]. Deux copies du variant signifient un risque bien plus élevé, mais pas une maladie certaine [6].

Le corgi a-t-il souvent mal au dos ?

Le welsh corgi pembroke fait partie des races au risque plus élevé de hernie discale dans les études hospitalières [8].

Quelles sont les maladies du corgi ?

La myélopathie dégénérative [4], la hernie discale [8] et la laxité des hanches [9] sont les mieux documentées. La race porterait aussi des variants de cystinurie pouvant causer des calculs de cystine [10].

Sources

  1. FCI. Standard n° 39 : Welsh Corgi Pembroke. 2026 (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/039g01-en.pdf
  2. McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau supplémentaire S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
  3. The Royal Kennel Club. Welsh Corgi (Pembroke): breed information (en anglais). royalkennelclub.com/search/breeds-a-to-z/breeds/pastoral/welsh-corgi-pembroke
  4. Awano T et al. Genome-wide association analysis reveals a SOD1 mutation in canine degenerative myelopathy that resembles amyotrophic lateral sclerosis. Proc Natl Acad Sci U S A. 2009;106(8):2794-2799 (en anglais). doi.org/10.1073/pnas.0812297106
  5. Coates JR et al. Clinical characterization of a familial degenerative myelopathy in Pembroke Welsh Corgi dogs. J Vet Intern Med. 2007;21(6):1323-1331 (en anglais). doi.org/10.1892/07-059.1
  6. Zeng R et al. Breed distribution of SOD1 alleles previously associated with canine degenerative myelopathy. J Vet Intern Med. 2014;28(2):515-521 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.12317
  7. Bouché TV et al. Diagnosis and management of dogs with degenerative myelopathy: a survey of neurologists and rehabilitation professionals. J Vet Intern Med. 2023;37(5):1815-1820 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.16829
  8. Brown EA et al. FGF4 retrogene on CFA12 is responsible for chondrodystrophy and intervertebral disc disease in dogs. Proc Natl Acad Sci U S A. 2017;114(43):11476-11481 (en anglais). doi.org/10.1073/pnas.1709082114
  9. Karbe GT et al. Radiographic hip joint phenotype of the Pembroke Welsh Corgi. Vet Surg. 2012;41(1):34-41 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1532-950X.2011.00938.x
  10. Lulich JP et al. Epidemiological evaluation of neuter status, sex, and breed in dogs with cystine uroliths. J Vet Intern Med. 2025;39(3):e70110 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.70110
  11. Oswald GP, Orton EC. Patent ductus arteriosus and pulmonary hypertension in related Pembroke Welsh corgis. J Am Vet Med Assoc. 1993;202(5):761-764 (en anglais). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/8454510

Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.