En bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Grande-Bretagne [1] |
| Groupe | Groupe 3 de la FCI (terriers), section 3, terriers de type bull [1] |
| Poids | Mâles 12,7 à 17 kg, femelles 11 à 15,4 kg selon le standard [1] ; médiane de 20,2 kg dans les cliniques britanniques [2] |
| Taille | 35,5 à 40,5 cm au garrot [1] |
| Espérance de vie | Médiane de 12,0 ans dans une étude britannique de 2024 [3] ; espérance de vie à la naissance de 11,3 ans dans les tables de mortalité britanniques [4] |
| Poil | Lisse, court et serré ; blanc, rouge, fauve, noir ou bleu, l’une de ces couleurs avec du blanc, ou bringé de toute nuance [1] |
Origine
La race a été créée comme chien de combat dans la Grande-Bretagne du XIXe siècle, probablement autour de Birmingham et du Staffordshire, en croisant le bulldog et le terrier anglais. Le Kennel Club britannique l’a reconnue en 1935 [2].
C’est aujourd’hui l’un des chiens les plus courants au Royaume-Uni : dans un échantillon de plus de 22 000 chiens suivis en 2016, il était la deuxième race pure la plus fréquente, avec 5,8 % [2].
Problèmes de santé fréquents
- Globalement : 63,7 % des staffordshire bull terriers ont reçu au moins un diagnostic dans l’année, et après ajustement leur risque ne différait pas de celui des autres chiens (rapport de cotes 0,90) [2].
- Peau : le risque de dermatite atopique était 1,88 fois, et celui de masses cutanées 1,80 fois, celui des autres chiens [2].
- Crises convulsives : la prédisposition la plus marquée de l’étude britannique, avec un risque 2,06 fois plus élevé que chez les autres chiens [2].
- Mastocytome : dans les cliniques anglaises, le staffordshire bull terrier, le boxer et le carlin avaient un risque de diagnostic de mastocytome plus élevé que les chiens croisés [9]. Voir mastocytome du chien.
- Protections : la race avait un risque plus faible de maladie parodontale (0,41), de souffle cardiaque (0,33) et de luxation de la rotule (0,15) que les autres chiens [2].
- Acidurie L-2-hydroxyglutarique (L-2-HGA) : une maladie neurométabolique héréditaire. Chez 27 chiens atteints, les signes sont apparus à 12 mois en moyenne (de 2,5 à 60 mois). Les 26 chiens renseignés avaient tous des troubles de la marche, le plus souvent une raideur des quatre membres ; 24 sur 27 avaient des changements de comportement, comme fixer le vide, et 18 des épisodes ressemblant à des crises. 70 % étaient encore en vie en moyenne 76,6 mois après le début des signes [7].
- Maladie oculaire héréditaire : une mutation du gène HSF4 cause une cataracte héréditaire récessive dans la race [8]. Le Kennel Club britannique cite aussi la persistance du vitré primitif hyperplasique (PHPV), une malformation de l’œil, parmi les maladies héréditaires de la race [2].
Ce qui est particulier dans les analyses du staffie
Nous n’avons pas trouvé d’intervalles de référence publiés propres au staffordshire bull terrier pour les analyses sanguines courantes : la prise de sang se lit donc avec les intervalles habituels du chien. Les examens propres à la race sont génétiques ou spécialisés.
Le dosage urinaire de la L-2-HGA. Chez les premiers staffies atteints décrits, les signes principaux étaient des crises, une démarche instable, une démence et des tremblements. Tous ont eu une recherche des acides organiques dans l’urine, et l’acide L-2-hydroxyglutarique était élevé dans tous les liquides analysés, y compris le plasma et le liquide céphalorachidien [5]. Ce dosage des acides organiques se demande spécifiquement ; l’analyse d’urine courante est expliquée dans analyse d’urine du chien et du chat.
Tests ADN. La mutation de la L-2-HGA se situe dans le gène L2HGDH, et l’analyse des pedigrees indique un ancêtre fondateur commun dans la race [6]. Un test ADN existe aussi pour la cataracte HSF4 [8]. L’examen des yeux et les tests ADN de la cataracte HSF4 et de la L-2-HGA sont obligatoires pour les reproducteurs des éleveurs « Assured Breeders » du Kennel Club britannique [2].
Thyroïde. Contrairement à beaucoup de races, le staffordshire bull terrier n’avait pas plus de risque d’hypothyroïdie que les chiens croisés (rapport de cotes 0,96) [10]. Voir hypothyroïdie du chien.
Grosseurs. Les masses cutanées et les mastocytomes étant surreprésentés [2, 9], toute nouvelle grosseur mérite d’être montrée au vétérinaire. Voir mastocytome du chien.
Pour aller plus loin
In English: Staffordshire Bull Terrier.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Mon chien ou ses parents ont-ils eu les tests ADN de la L-2-HGA et de la cataracte HSF4 ?
- La raideur ou le comportement étrange de mon jeune staffie pourraient-ils venir d’une L-2-HGA, et faut-il doser les acides organiques urinaires ?
- Cette grosseur justifie-t-elle une ponction pour écarter un mastocytome ?
- Les démangeaisons et les otites de mon chien sont-elles des signes de dermatite atopique ?
- Quels examens faire après une première crise convulsive ?
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Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un staffordshire bull terrier ?
Une grande étude britannique de 2024 a trouvé une durée de vie médiane de 12,0 ans [3]. Les tables de mortalité britanniques donnent une espérance de vie à la naissance de 11,3 ans [4].
Quelles sont les maladies du staffordshire bull terrier ?
Par rapport aux autres chiens, il a un risque plus élevé de crises convulsives, de dermatite atopique et de masses cutanées [2], et de mastocytome par rapport aux chiens croisés [9]. Son risque de maladie dentaire, de souffle cardiaque et de luxation de la rotule est plus faible [2].
Qu’est-ce que la L-2-HGA du staffie ?
L’acidurie L-2-hydroxyglutarique est une maladie métabolique héréditaire du cerveau. Les signes commencent en général vers un an : raideur, tremblements, changements de comportement et épisodes ressemblant à des crises [7]. Elle se traduit par un taux élevé d’acide L-2-hydroxyglutarique dans l’urine [5].
Quels tests ADN pour un staffordshire bull terrier ?
Il existe des tests ADN pour la L-2-HGA [6] et pour la cataracte héréditaire HSF4 [8] ; avec un examen des yeux, ils sont obligatoires pour les reproducteurs des éleveurs « Assured Breeders » du Kennel Club britannique [2].
Le staffie est-il sujet aux allergies de peau ?
Oui. Dans les cliniques britanniques, il avait un risque de dermatite atopique 1,88 fois plus élevé que les autres chiens [2].
Sources
- FCI. Standard n° 76 : Staffordshire Bull Terrier. 2026 (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/076g03-en.pdf
- Pegram C et al. Staffordshire Bull Terriers in the UK: their disorder predispositions and protections. Canine Med Genet. 2020;7:13 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-020-00092-w
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau supplémentaire S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Teng KT et al. Life tables of annual life expectancy and mortality for companion dogs in the United Kingdom. Sci Rep. 2022;12:6415 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-022-10341-6
- Abramson CJ et al. L-2-Hydroxyglutaric aciduria in Staffordshire Bull Terriers. J Vet Intern Med. 2003;17(4):551-556 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2003.tb02477.x
- Penderis J et al. L-2-hydroxyglutaric aciduria: characterisation of the molecular defect in a spontaneous canine model. J Med Genet. 2007;44(5):334-340 (en anglais). doi.org/10.1136/jmg.2006.042507
- Shea A et al. Clinical features and disease progression of L-2-hydroxyglutaric aciduria in 27 Staffordshire bull terriers. Vet Rec. 2016;179(21):545 (en anglais). doi.org/10.1136/vr.103783
- Mellersh CS et al. Identification of mutations in HSF4 in dogs of three different breeds with hereditary cataracts. Vet Ophthalmol. 2006;9(5):369-378 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1463-5224.2006.00496.x
- Shoop SJ et al. Prevalence and risk factors for mast cell tumours in dogs in England. Canine Genet Epidemiol. 2015;2:1 (en anglais). doi.org/10.1186/2052-6687-2-1
- O’Neill DG et al. Frequency, breed predispositions and other demographic risk factors for diagnosis of hypothyroidism in dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Med Genet. 2022;9:11 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-022-00123-8
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
