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RACE · CHIEN

Boxer : santé, maladies et analyses

Le boxer est sujet à quelques problèmes bien documentés : des boules sur la peau dont les mastocytomes, une thyroïde qui fonctionne au ralenti et des maladies du cœur, à la fois des troubles du rythme héréditaires et des rétrécissements à la sortie du cœur. Voici ce que montrent les études et les examens que votre vétérinaire peut proposer.

Boxer fauve à queue naturelle debout dans l’herbe, vu de profil
Photo : Mood210 · CC BY-SA 3.0 · via Wikimedia Commons

L’essentiel

En clientèle au Royaume-Uni, le boxer vivait 10,5 ans en médiane. Il fait partie des races les plus prédisposées au mastocytome et à l’hypothyroïdie, avec pour celle-ci une probabilité environ 10 fois plus élevée que chez les croisés. La cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène (CVDA), une maladie héréditaire du rythme cardiaque, se diagnostique par un électrocardiogramme sur 24 heures (Holter), et un test ADN de la variante de la striatine existe. Le bilan thyroïdien, le dépistage cardiaque et la ponction de toute nouvelle boule sont les examens les plus discutés.

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Le boxer en bref

CaractéristiqueDétail
OrigineAllemagne [1]
GroupeGroupe 2 de la FCI (chiens de type pinscher et schnauzer, molossoïdes, chiens de montagne et de bouvier suisses) [1]
PoidsMâles : plus de 30 kg pour environ 60 cm au garrot ; femelles : environ 25 kg pour environ 56 cm [1] ; 30,4 kg en moyenne à l’âge adulte dans une étude britannique [2]
Taille57 à 63 cm pour les mâles, 53 à 59 cm pour les femelles [1]
Espérance de vieMédiane de 10,5 ans dans une étude britannique en clientèle [2] ; 11,3 ans dans une étude britannique de 2024 portant sur plus de 580 000 chiens [3]
PoilCourt, dur, brillant et bien couché ; fauve ou bringé, avec un masque noir [1]

Origine

Le standard de la race désigne le petit Bullenbeisser du Brabant comme l’ancêtre direct du boxer. Ces chiens aidaient les chasseurs en saisissant le gibier et en le tenant jusqu’à l’arrivée du chasseur, et la sélection pour ce travail a donné un chien au museau large et au nez retroussé [1].

Au Royaume-Uni, environ un boxer sur 10 est blanc ; les boxers blancs et les autres ne différaient pas de façon notable pour les troubles fréquents ni pour la durée de vie [2].

Les problèmes de santé fréquents

Dans une étude britannique portant sur 3 219 boxers suivis en clientèle, les troubles les plus fréquents étaient les otites (7,15 %), l’épulis, une excroissance de la gencive (5,84 %), les ulcères de la cornée (5,00 %) et les maladies dentaires (4,63 %). Les tumeurs, toutes confondues, touchaient 14,2 % des boxers dans l’année, et le cancer (12,4 %) et les troubles cérébraux (9,5 %) étaient les causes de décès notées les plus fréquentes [2].

  • Mastocytome : 1,95 % des boxers suivis en clientèle en Angleterre, le taux le plus élevé de tous les types de races de l’étude et environ 7 fois celui de l’ensemble des chiens (0,27 %) [4]. Voir le mastocytome du chien.
  • Hypothyroïdie : 1,95 % des boxers dans une grande étude britannique, avec une probabilité 10,4 fois plus élevée que chez les croisés [5]. Voir l’hypothyroïdie du chien.
  • Cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène (CVDA) : une maladie héréditaire du muscle cardiaque qui provoque des troubles du rythme ventriculaire, des syncopes et parfois une insuffisance cardiaque. Une variante du gène de la striatine est retrouvée chez beaucoup de chiens atteints [6]. Environ un tiers des boxers atteints faisaient des syncopes ; dans cette étude, leur survie ne différait pas de celle des boxers indemnes, et le pronostic était bon pour beaucoup [7]. Voir l’insuffisance cardiaque du chien.
  • Sténoses aortique et pulmonaire : des rétrécissements des voies de sortie du cœur, les maladies cardiaques congénitales les plus fréquentes du chien, qui touchent surtout le boxer. Le programme français de dépistage, qui a porté sur 3 001 boxers depuis 2005, a pu contribuer à les faire reculer [8].
  • Myélopathie dégénérative : une maladie de la moelle épinière liée à une variante du gène SOD1 dans plusieurs races, dont le boxer [9].
  • Dysplasie de la hanche : 29,1 % des jeunes boxers dépistés en Suède avaient une dysplasie de la hanche (stades C à E), alors que la dysplasie du coude était rare (1,0 %) [10].

Analyses et dépistages chez le boxer

  • Thyroïde : en raison de la forte prédisposition [5], un bilan thyroïdien fait souvent partie des examens quand un boxer prend du poids, est fatigué ou a des changements de peau.
  • Holter (électrocardiogramme sur 24 heures) : dans une étude prospective, la CVDA était définie par au moins 300 extrasystoles ventriculaires en 24 heures sans autre maladie, et les témoins sains en avaient moins de 50 [7].
  • Test ADN de la striatine : les chiens porteurs d’une copie ont un pronostic variable, beaucoup restant sans signes ; ceux qui en portent deux semblent évoluer moins bien [6].
  • Dépistage cardiaque par échographie : en France, les boxers sont dépistés pour les sténoses aortique et pulmonaire par un examen clinique, une échocardiographie et un ECG. Un souffle cardiaque était entendu chez tous les chiens atteints, mais aussi chez 7,4 % des chiens au cœur sain [8].
  • Boules : le mastocytome se diagnostique par une ponction à l’aiguille de la boule, pas par une prise de sang de routine ; voir le mastocytome.
  • Test ADN de la myélopathie dégénérative (SOD1) : dans l’étude d’origine, la maladie était associée au fait de porter deux copies de la variante [9].

Le bilan de routine est expliqué dans la prise de sang du chien.

Pour aller plus loin

In English: Boxer.

Questions à poser à votre vétérinaire

  1. Mon boxer doit-il avoir un Holter, et à partir de quel âge ?
  2. Entendez-vous un souffle au cœur, et faut-il une échographie ?
  3. Les signes de mon chien justifient-ils un bilan thyroïdien ?
  4. Faut-il ponctionner cette nouvelle boule ?
  5. Les tests ADN de la striatine ou de SOD1 sont-ils utiles pour mon chien ?
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Questions fréquentes

Quelle est l’espérance de vie d’un boxer ?

La durée de vie médiane était de 10,46 ans dans une étude britannique en clientèle, sans différence entre mâles et femelles ni entre boxers blancs et autres [2]. Une étude britannique de 2024 trouve une médiane de 11,3 ans [3].

Quelles sont les maladies fréquentes du boxer ?

Les otites, l’épulis, les ulcères de la cornée et les maladies dentaires étaient les plus fréquents en clientèle au Royaume-Uni [2]. Le mastocytome, l’hypothyroïdie et les maladies du cœur sont des prédispositions bien connues de la race [4, 5, 6, 8].

Qu’est-ce que la cardiomyopathie du boxer ?

La cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène : une maladie héréditaire du muscle cardiaque qui provoque des troubles du rythme, des syncopes et parfois une insuffisance cardiaque, souvent liée à une variante du gène de la striatine [6].

Le boxer est-il sujet au cancer ?

Les tumeurs touchaient 14,2 % des boxers dans l’année dans une étude britannique [2], et le boxer avait le taux de mastocytome le plus élevé de tous les types de races dans une autre (1,95 %) [4].

Quels examens faire à un boxer ?

Le dépistage cardiaque (auscultation, échographie et Holter si besoin) [7, 8], un bilan thyroïdien quand les signes l’évoquent [5], et la ponction de toute nouvelle boule [4].

Sources

  1. Fédération Cynologique Internationale. Standard FCI n° 144 : Boxer. fci.be/Nomenclature/Standards/144g02-fr.pdf
  2. O’Neill DG et al. Demography, common disorders and mortality of Boxer dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Med Genet. 2023;10:6 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-023-00129-w
  3. McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
  4. Shoop SJ et al. Prevalence and risk factors for mast cell tumours in dogs in England. Canine Genet Epidemiol. 2015;2:1 (en anglais). doi.org/10.1186/2052-6687-2-1
  5. O’Neill DG et al. Frequency, breed predispositions and other demographic risk factors for diagnosis of hypothyroidism in dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Med Genet. 2022;9:11 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-022-00123-8
  6. Meurs KM. Arrhythmogenic right ventricular cardiomyopathy in the Boxer dog: an update. Vet Clin North Am Small Anim Pract. 2017;47(5):1103-1111 (en anglais). doi.org/10.1016/j.cvsm.2017.04.007
  7. Meurs KM et al. Natural history of arrhythmogenic right ventricular cardiomyopathy in the boxer dog: a prospective study. J Vet Intern Med. 2014;28(4):1214-1220 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.12385
  8. Chetboul V et al. Congenital ventricular outflow tract obstructions in Boxer dogs: results of a 17-year cardiovascular breed screening program in France (3126 dogs). PLoS One. 2023;18(5):e0285458 (en anglais). doi.org/10.1371/journal.pone.0285458
  9. Awano T et al. Genome-wide association analysis reveals a SOD1 mutation in canine degenerative myelopathy that resembles amyotrophic lateral sclerosis. Proc Natl Acad Sci U S A. 2009;106(8):2794-2799 (en anglais). doi.org/10.1073/pnas.0812297106
  10. Engdahl K et al. Prevalence of hip and elbow dysplasia in young adult dogs in Sweden. Vet Rec. 2026;198(12):e560-e573 (en anglais). doi.org/10.1002/vetr.70224

Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.