En bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Hongrie [1] |
| Groupe | FCI groupe 7, section 1 (chiens d’arrêt continentaux) [1] |
| Poids | Mâles 25 à 27 kg, femelles 20 à 25 kg [2] |
| Taille | Mâles 58 à 64 cm, femelles 54 à 60 cm [1] |
| Espérance de vie | Médiane de 13,5 ans dans une grande étude britannique [3] |
| Poil | Court, dense et dur, sans sous-poil ; nuances de jaune roux doré et de jaune sable foncé [1] |
Origine
Les ancêtres du braque hongrois sont arrivés dans le bassin des Carpates avec les tribus nomades hongroises, et des descriptions et illustrations du chien figurent dans des documents du XIVe siècle. Son importance comme chien de chasse a grandi à partir du XVIIIe siècle, et dès la fin du XIXe siècle des vizslas participaient avec succès aux field-trials pour chiens d’arrêt en Hongrie [1].
L’élevage moderne a commencé en 1920, et la FCI a reconnu le braque hongrois à poil court en 1936. C’est un chien de chasse polyvalent, qui arrête, rapporte et travaille à l’eau [1].
Problèmes de santé fréquents
Dans l’enquête 2014 du Kennel Club, 67,8 % des 441 vizslas vivants n’avaient aucune maladie signalée par leur propriétaire. Les plus citées étaient le lipome (5,22 %), les kystes cutanés (3,85 %) et les allergies de la peau (2,27 %) ; l’épilepsie était signalée chez 1,36 % et l’hypothyroïdie chez 0,68 % [4].
- Épilepsie idiopathique : dans une étude portant sur 29 vizslas atteints et leurs apparentés, l’épilepsie était familiale, 79 % des chiens atteints avaient des crises partielles (tremblements d’un membre, regard fixe ou salivation sans perte de conscience), et la transmission était compatible avec un mode autosomique récessif, sans exclure l’intervention de plusieurs gènes [5].
- Polymyopathie inflammatoire du vizsla : chez 77 vizslas atteints, les signes apparaissaient en moyenne à 2,4 ans : difficultés à avaler, salivation, fonte des muscles de la mastication et régurgitations. La réponse aux traitements immunosuppresseurs confirmait une origine immunitaire, mais les rechutes et les pneumonies par fausse route étaient des causes fréquentes d’euthanasie, à 6,4 ans en moyenne [6]. Un haplotype DLA de classe II était associé à la maladie, avec un rapport de cotes de 4,08 face à des chiens sans apparenté atteint [7].
- Allergies de la peau : le vizsla était surreprésenté parmi 600 chiens atteints de dermatite atopique en Hongrie [10].
- Insulinome : cette tumeur du pancréas qui sécrète de l’insuline est rare (0,003 % des chiens britanniques par an), mais le vizsla avait 6,3 fois plus de risque que les chiens croisés après ajustement [8]. Voir glycémie et hypoglycémie du chien.
- Cancer et stérilisation : dans une enquête sur 2 505 vizslas, les chiens stérilisés, quel que soit l’âge, avaient plus de risque de mastocytome, de lymphome et de cancer en général que les chiens entiers, et plus la stérilisation était précoce, plus les cancers étaient diagnostiqués tôt. Les auteurs invitent les vétérinaires à discuter des avantages et des inconvénients de la stérilisation avec les propriétaires [11]. Voir mastocytome du chien et lymphome du chien.
- Hanches : parmi les vizslas dont les radiographies des hanches ont été évaluées par l’Orthopedic Foundation for Animals (OFA) américaine entre 1970 et 2015, 6,2 % avaient une dysplasie de la hanche, l’un des 15 taux les plus bas de 60 races [9].
Ce qui est particulier dans les analyses du braque hongrois
- Les CK dans la maladie musculaire. Dans la polymyopathie du vizsla, la créatine kinase (CK) a été dosée chez 47 chiens : elle était élevée (plus de 190 UI/L) chez 87 % et supérieure à 1 000 UI/L chez 53 %. Les CK ne sont pas toujours très élevées, peut-être parce que les muscles de la mâchoire et de la gorge représentent une faible masse musculaire. Les anticorps contre les muscles masticateurs (fibres 2M) étaient négatifs chez les 29 chiens testés, et 2 chiens porteurs d’anticorps anti-récepteurs de l’acétylcholine avaient en fait une myasthénie. Une biopsie musculaire appuie le diagnostic [6].
- Glycémie basse. L’insulinome fait baisser la glycémie par une sécrétion d’insuline incontrôlée ; dans l’étude britannique, une glycémie inférieure à 4,2 mmol/L (0,76 g/L) avec une insuline supérieure à 10 µUI/mL et des signes compatibles faisait partie des définitions de cas [8]. Voir glycémie et hypoglycémie du chien.
- Bilan d’épilepsie. L’épilepsie idiopathique se diagnostique d’après l’âge à la première crise, l’examen neurologique et des analyses de laboratoire qui écartent les autres causes [5].
- Tests ADN. Un variant d’épissage du gène SNX14 a été associé à une dégénérescence du cervelet chez des chiots vizslas dont les analyses de routine étaient normales ; 3 vizslas sains sur 133 en étaient porteurs [12].
- Dépistage. La radiographie des hanches avec cotation est le dépistage de longue date des maladies articulaires dans la race [9].
Pour les résultats de routine, nos guides de la prise de sang du chien et des enzymes du foie expliquent chaque valeur.
Pour aller plus loin
In English: Vizsla.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Mon chien a du mal à avaler ou ses muscles de la mâchoire ont fondu : faut-il doser les CK ?
- Des analyses ont-elles écarté les autres causes avant de conclure à une épilepsie ?
- La faiblesse ou les malaises de mon chien peuvent-ils venir d’une hypoglycémie ?
- Quel est le meilleur moment pour stériliser mon braque hongrois, vu les données de la race sur le cancer ?
- Les hanches de mon chien ont-elles été radiographiées et cotées, et ses parents testés génétiquement ?
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Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un braque hongrois ?
Une grande étude britannique a trouvé une durée de vie médiane de 13,5 ans, plus longue que celle des chiens croisés pris dans leur ensemble [3].
Quelles sont les maladies du braque hongrois ?
Les propriétaires signalent surtout des lipomes, des kystes cutanés et des allergies de la peau [4]. Les études sur la race décrivent une épilepsie héréditaire [5], une maladie musculaire d’origine immunitaire [6] et un risque accru d’insulinome [8].
Le braque hongrois est-il sujet à l’épilepsie ?
L’épilepsie idiopathique est familiale chez certains vizslas, surtout sous forme de crises partielles, et paraît héréditaire [5]. Elle était signalée chez 1,36 % des vizslas vivants dans une enquête britannique [4].
Qu’est-ce que la polymyosite du vizsla ?
Une inflammation des muscles d’origine immunitaire, surtout ceux de la mastication et de la déglutition, qui commence vers 2 ans en moyenne. La plupart des chiens atteints ont des CK élevées à la prise de sang [6].
Le braque hongrois a-t-il souvent une dysplasie de la hanche ?
Non : 6,2 % des vizslas dépistés par l’OFA avaient une dysplasie de la hanche, l’un des taux les plus bas de 60 races [9].
Sources
- FCI. Standard n° 57 : Braque hongrois à poil court. 2000 (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/057g07-en.pdf
- American Kennel Club. Vizsla: dog breed information (en anglais). akc.org/dog-breeds/vizsla
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau supplémentaire S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Wiles BM et al. Large-scale survey to estimate the prevalence of disorders for 192 Kennel Club registered breeds. Canine Genet Epidemiol. 2017;4:8, fichier additionnel 4 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-017-0047-3
- Patterson EE et al. Clinical characteristics and inheritance of idiopathic epilepsy in Vizslas. J Vet Intern Med. 2003;17(3):319-325 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2003.tb02455.x
- Tauro A et al. Clinical features of idiopathic inflammatory polymyopathy in the Hungarian Vizsla. BMC Vet Res. 2015;11:97 (en anglais). doi.org/10.1186/s12917-015-0408-7
- Massey J et al. Association of an MHC class II haplotype with increased risk of polymyositis in Hungarian Vizsla dogs. PLoS One. 2013;8(2):e56490 (en anglais). doi.org/10.1371/journal.pone.0056490
- Kraai K et al. Incidence and risk factors for insulinoma diagnosed in dogs under primary veterinary care in the UK. Sci Rep. 2025;15:2463 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-025-86782-6
- Oberbauer AM et al. Long-term genetic selection reduced prevalence of hip and elbow dysplasia in 60 dog breeds. PLoS One. 2017;12(2):e0172918 (en anglais). doi.org/10.1371/journal.pone.0172918
- Tarpataki N et al. Prevalence and features of canine atopic dermatitis in Hungary. Acta Vet Hung. 2006;54(3):353-366 (en anglais). doi.org/10.1556/AVet.54.2006.3.6
- Zink MC et al. Evaluation of the risk and age of onset of cancer and behavioral disorders in gonadectomized Vizslas. J Am Vet Med Assoc. 2014;244(3):309-319 (en anglais). doi.org/10.2460/javma.244.3.309
- Fenn J et al. Genome sequencing reveals a splice donor site mutation in the SNX14 gene associated with a novel cerebellar cortical degeneration in the Hungarian Vizsla dog breed. BMC Genet. 2016;17:123 (en anglais). doi.org/10.1186/s12863-016-0433-y
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
