En bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | France [1] |
| Groupe | FCI groupe 9, section 2 (caniches) [1] |
| Poids | Non fixé par le standard FCI, qui définit quatre tailles selon la hauteur [1] |
| Taille | Toy 24 à 28 cm, nain 28 à 35 cm, moyen 35 à 45 cm, grand 45 à 60 cm (tolérance de 2 cm) [1] |
| Espérance de vie | Médiane de 14,0 ans dans une grande étude britannique [2] |
| Poil | Bouclé ou cordé, de texture laineuse ; noir, blanc, marron, gris ou fauve unis, ou panaché [1] |
Origine
Le caniche descend du barbet, un chien d’eau utilisé pour la chasse au gibier d’eau. En 1743, on l’appelait « caniche », la femelle du barbet ; le nom vient de « cane ». Le barbet et le caniche ont ensuite été progressivement séparés [1].
Il est devenu un chien de compagnie très populaire, aidé par ses quatre tailles et ses nombreuses couleurs [1].
Problèmes de santé fréquents
- Maladie d’Addison (hypocorticisme) : au Royaume-Uni, le grand caniche avait 51,38 fois plus de risque d’un diagnostic confirmé au laboratoire que les chiens croisés [4]. Dans une étude américaine sur 778 grands caniches, 8,6 % étaient atteints, avec une héritabilité estimée à 0,75 [3]. Voir maladie d’Addison chez le chien.
- Adénite sébacée : une inflammation des glandes sébacées de la peau. Comme la maladie d’Addison, elle a fortement augmenté chez le grand caniche après le milieu du XXe siècle, et les deux maladies se concentraient chez les chiens les plus consanguins [5].
- Calculs urinaires : sur plus de 10 000 calculs analysés en Californie, le grand caniche avait le risque le plus élevé de calculs d’oxalate de calcium de toutes les races (rapport de cotes 6,8 par rapport aux chiens croisés) [6]. Voir calculs urinaires du chien.
- Diabète : les caniches nains et toy faisaient partie des races à risque élevé de diabète dans une population hospitalière américaine [7]. Voir diabète du chien.
- Atrophie progressive de la rétine (prcd) : une maladie héréditaire de la rétine d’apparition tardive. Au Japon, la fréquence de l’allèle muté prcd chez le caniche toy était d’environ 0,09 [8].
Ce qui est particulier dans les analyses du caniche
Les électrolytes du grand caniche. La maladie d’Addison apparaît souvent d’abord sur un bilan biochimique. Chez les chiens britanniques au diagnostic confirmé, un potassium élevé était noté dans 88,7 % des cas et un sodium bas dans 86,8 %, avec un rapport sodium/potassium médian de 19,0 [4].
Le test de confirmation. Le diagnostic se confirme par un test de stimulation à l’ACTH, utilisé pour classer les grands caniches dans l’étude d’héritabilité [3]. Voir le test de stimulation à l’ACTH.
Glycémie et urine. Comme les caniches nains et toy ont un risque plus élevé de diabète [7], la glycémie et le sucre dans les urines méritent une lecture attentive ; l’analyse d’urine aide aussi en cas de troubles urinaires, vu le risque de calculs d’oxalate de calcium du grand caniche [6].
Tests ADN. Un test de génotypage existe pour le variant prcd responsable d’une forme d’atrophie progressive de la rétine [8]. Aucun marqueur génétique n’a été associé de façon constante à la maladie d’Addison ou à l’adénite sébacée du grand caniche, en dehors du degré de consanguinité [5].
Pour aller plus loin
In English: Poodle.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Le sodium et le potassium de mon chien sont-ils normaux, et quel est le rapport Na/K ?
- Mon chien étant un grand caniche, faut-il envisager un test de stimulation à l’ACTH ?
- La glycémie est-elle normale, et faut-il chercher du sucre dans les urines ?
- L’analyse d’urine montre-t-elle des cristaux ou des signes de calculs ?
- Mon chien, ou ses parents, a-t-il été testé pour le variant prcd des yeux ?
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Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un caniche ?
Une grande étude britannique a trouvé une durée de vie médiane de 14,0 ans pour le caniche, avec un risque de décès précoce plus faible que les chiens croisés [2].
Le grand caniche est-il sujet à la maladie d’Addison ?
Oui. Au Royaume-Uni, il avait environ 51 fois plus de risque que les chiens croisés [4], et dans une étude américaine 8,6 % de 778 grands caniches étaient atteints [3].
Quelles sont les maladies du caniche ?
Le grand caniche est sujet à la maladie d’Addison, à l’adénite sébacée et aux calculs d’oxalate de calcium [4, 5, 6]. Les caniches nains et toy ont un risque plus élevé de diabète [7], et le caniche toy peut porter le variant prcd des yeux [8].
Sources
- FCI. Standard n° 172 : Caniche. 2024 (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/172g09-en.pdf
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau supplémentaire S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Famula TR et al. Heritability and complex segregation analysis of hypoadrenocorticism in the standard poodle. J Small Anim Pract. 2003;44(1):8-12 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1748-5827.2003.tb00096.x
- Schofield I et al. Hypoadrenocorticism in dogs under UK primary veterinary care: frequency, clinical approaches and risk factors. J Small Anim Pract. 2021;62(5):343-350 (en anglais). doi.org/10.1111/jsap.13285
- Pedersen NC et al. The effect of genetic bottlenecks and inbreeding on the incidence of two major autoimmune diseases in standard poodles, sebaceous adenitis and Addison’s disease. Canine Genet Epidemiol. 2015;2:14 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-015-0026-5
- Kopecny L et al. Urolithiasis in dogs: evaluation of trends in urolith composition and risk factors (2006-2018). J Vet Intern Med. 2021;35(3):1406-1415 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.16114
- Hess RS et al. Breed distribution of dogs with diabetes mellitus admitted to a tertiary care facility. J Am Vet Med Assoc. 2000;216(9):1414-1417 (en anglais). doi.org/10.2460/javma.2000.216.1414
- Kohyama M et al. Real-time PCR genotyping assay for canine progressive rod-cone degeneration and mutant allele frequency in Toy Poodles, Chihuahuas and Miniature Dachshunds in Japan. J Vet Med Sci. 2016;78(3):481-484 (en anglais). doi.org/10.1292/jvms.15-0279
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
