Le berger allemand en bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Allemagne [1] |
| Groupe | Groupe 1 de la FCI (chiens de berger et de bouvier), section 1 chiens de berger [1] |
| Poids | 30 à 40 kg pour les mâles, 22 à 32 kg pour les femelles [1] |
| Taille | 60 à 65 cm pour les mâles, 55 à 60 cm pour les femelles [1] |
| Espérance de vie | Médiane de 10,3 ans dans une étude britannique en clientèle [2] ; 11,3 ans dans une étude britannique de 2024 portant sur plus de 580 000 chiens [3] |
| Poil | Poil double ou poil long double, toujours avec sous-poil [1] |
Origine
La sélection méthodique du berger allemand a commencé en 1899, après la fondation de la société du berger allemand (SV) à Francfort, sur les propositions d’A. Meyer et de Max von Stephanitz. La race a été créée à partir des chiens de berger du centre et du sud de l’Allemagne, pour obtenir un chien d’utilité hautement qualifié [1].
Le standard FCI le décrit aujourd’hui comme un chien d’utilité, de berger et de service polyvalent [1].
Les problèmes de santé fréquents
Dans une étude britannique sur des bergers allemands suivis en clientèle, les troubles les plus fréquents étaient les otites (7,89 %), l’arthrose (5,54 %), la diarrhée (5,24 %) et le surpoids (5,18 %). Les premières causes de décès étaient les troubles locomoteurs (16,3 %), l’incapacité à se lever (14,9 %), les cancers (14,5 %) et les maladies de la moelle épinière (13,6 %) [2].
- Dysplasie de la hanche et du coude : au dépistage en Suède, 25,6 % des jeunes bergers allemands avaient une dysplasie de la hanche (stades C à E) et 16,9 % une dysplasie du coude [4].
- Insuffisance pancréatique exocrine (IPE) : une maladie qui empêche fortement l’absorption des nutriments [10]. Les bergers allemands sont surreprésentés parmi les chiens atteints [5]. Dans la race, l’atrophie du pancréas en cause n’est pas présente à la naissance et ne se transmet pas de façon simple [6]. Voir la lipase et l’amylase.
- Myélopathie dégénérative : une maladie progressive et mortelle de la moelle épinière, qui débute en général vers 8 ans ou plus par une perte de coordination des pattes arrière. Le berger allemand fait partie des races où elle a été reliée à une variante du gène SOD1 [7].
- Furonculose anale (fistules périanales) : des ulcères et des trajets fistuleux autour de l’anus, une maladie qui touche particulièrement le berger allemand et dont l’origine immunitaire est suspectée [8].
- Autres prédispositions rapportées : l’hémangiosarcome et les affections lombo-sacrées [2]. Voir l’hémangiosarcome du chien.
Analyses et dépistages chez le berger allemand
- TLI (trypsin-like immunoreactivity) : la prise de sang qui sert à diagnostiquer l’IPE [5]. Une valeur inférieure ou égale à 2,5 µg/l est considérée comme diagnostique [9].
- Vitamine B12 (cobalamine) : les bergers allemands ont plus souvent que les autres chiens une B12 basse, et ceux avec une valeur très basse (sous 150 ng/l) avaient plus souvent une TLI dans la zone de l’IPE [9]. Chez 299 chiens atteints d’IPE, 67 % avaient une B12 basse, et une B12 basse au diagnostic allait avec une survie plus courte [10].
- Test ADN de la myélopathie dégénérative (SOD1) : les chiens porteurs de deux copies de la variante SOD1:c.118A ont un risque bien plus élevé que ceux qui n’en portent qu’une. La variante est fréquente et présente dans de nombreuses races : un test positif indique un risque, pas un diagnostic [7, 11].
- Dépistage des hanches et des coudes : radiographies classées selon la grille FCI pour la hanche et celle de l’International Elbow Working Group pour le coude [4].
Pour les maladies intestinales chroniques qui font baisser les protéines du sang, voir l’entéropathie exsudative du chien. Le bilan de routine est expliqué dans la prise de sang du chien.
Pour aller plus loin
In English: German Shepherd.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Mon chien mange beaucoup mais maigrit : faut-il doser la TLI et la vitamine B12 ?
- Mon berger allemand doit-il faire le test ADN de la myélopathie dégénérative ?
- Faut-il radiographier ses hanches et ses coudes ?
- Cette faiblesse des pattes arrière vient-elle des articulations ou de la colonne ?
- À quel rythme recontrôler la B12 si elle était basse ?
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Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un berger allemand ?
La durée de vie médiane était de 10,3 ans dans une étude britannique en clientèle [2] et de 11,3 ans dans une étude britannique plus large publiée en 2024 [3].
Quelles sont les maladies du berger allemand ?
Les otites, l’arthrose, la diarrhée et le surpoids sont les plus fréquents ; la dysplasie de la hanche et du coude, l’IPE, la myélopathie dégénérative et la furonculose anale sont des problèmes bien connus de la race [2, 4, 5, 7, 8].
Comment diagnostique-t-on l’IPE chez le berger allemand ?
Par une prise de sang appelée TLI ; une valeur inférieure ou égale à 2,5 µg/l est considérée comme diagnostique [5, 9]. La vitamine B12 est souvent dosée en même temps [10].
Existe-t-il un test de la myélopathie dégénérative ?
Oui, un test ADN de la variante SOD1. Les chiens porteurs de deux copies ont un risque bien plus élevé que ceux qui n’en portent qu’une [11].
La dysplasie de la hanche est-elle fréquente chez le berger allemand ?
Au dépistage en Suède, 25,6 % des jeunes bergers allemands avaient une dysplasie de la hanche de stade C à E [4].
Sources
- Fédération Cynologique Internationale. Standard FCI n° 166 : Berger allemand (Deutscher Schäferhund). fci.be/Nomenclature/Standards/166g01-fr.pdf
- O’Neill DG et al. Demography and disorders of German Shepherd Dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Genet Epidemiol. 2017;4:7 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-017-0046-4
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Engdahl K et al. Prevalence of hip and elbow dysplasia in young adult dogs in Sweden. Vet Rec. 2026;198(12):e560-e573 (en anglais). doi.org/10.1002/vetr.70224
- Batchelor DJ et al. Breed associations for canine exocrine pancreatic insufficiency. J Vet Intern Med. 2007;21(2):207-214 (en anglais). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17427378
- Westermarck E et al. Heritability of exocrine pancreatic insufficiency in German Shepherd dogs. J Vet Intern Med. 2010;24(2):450-452 (en anglais). doi.org/10.1111/j.1939-1676.2009.0461.x
- Awano T et al. Genome-wide association analysis reveals a SOD1 mutation in canine degenerative myelopathy that resembles amyotrophic lateral sclerosis. Proc Natl Acad Sci U S A. 2009;106(8):2794-2799 (en anglais). doi.org/10.1073/pnas.0812297106
- Massey J et al. Genetics of canine anal furunculosis in the German shepherd dog. Immunogenetics. 2014;66(5):311-324 (en anglais). doi.org/10.1007/s00251-014-0766-5
- Grützner N et al. Evaluation of serum cobalamin concentrations in dogs of 164 dog breeds (2006-2010). J Vet Diagn Invest. 2012;24(6):1105-1114 (en anglais). doi.org/10.1177/1040638712461250
- Soetart N et al. Serum cobalamin and folate as prognostic factors in canine exocrine pancreatic insufficiency: an observational cohort study of 299 dogs. Vet J. 2019;243:15-20 (en anglais). doi.org/10.1016/j.tvjl.2018.11.003
- Zeng R et al. Breed distribution of SOD1 alleles previously associated with canine degenerative myelopathy. J Vet Intern Med. 2014;28(2):515-521 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.12317
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
