En bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Grande-Bretagne [1] |
| Groupe | Groupe 8 de la FCI (chiens rapporteurs de gibier, chiens leveurs de gibier, chiens d’eau), section 2, chiens leveurs de gibier [1] |
| Poids | Environ 13 à 14,5 kg selon le standard [1] ; poids adulte médian de 15,05 kg dans les cliniques britanniques [3] |
| Taille | Mâles environ 39 à 41 cm, femelles environ 38 à 39 cm [1] |
| Espérance de vie | Âge médian au décès de 11,4 ans dans les dossiers vétérinaires britanniques [3] ; médiane de 13,3 ans dans une étude britannique de 2024 [4] |
| Poil | Plat et soyeux ; unicolore (noir, rouge, doré, foie, noir et feu, foie et feu), bicolore, tricolore ou rouan [1] |
Origine
La race doit son nom au « cocking spaniel », utilisé pour lever la bécasse (woodcock en anglais). Le cocker a été reconnu comme une race distincte du field spaniel et du springer peu après la création du Kennel Club britannique, en 1873. Comme chez d’autres chiens de chasse, lignées de travail et d’exposition diffèrent aujourd’hui, le cocker d’exposition étant plus robuste et plus lourd [1].
Le cocker américain est une race distincte, originaire des États-Unis, avec son propre standard [2] ; les études citées ici concernent le cocker anglais, sauf mention contraire. En 2016, les cockers anglais représentaient 3,06 % des chiens suivis en clinique généraliste au Royaume-Uni [3].
Problèmes de santé fréquents
- Problèmes du quotidien : chez 10 313 cockers anglais suivis dans des cliniques britanniques, les diagnostics les plus fréquents étaient la maladie parodontale (20,97 %), l’otite externe (10,09 %), l’obésité (9,88 %), l’engorgement des sacs anaux (8,07 %) et la diarrhée (4,87 %) [3].
- Oreilles : par rapport aux autres chiens, le cocker anglais avait 14,66 fois plus de risque d’écoulement auriculaire et 1,40 fois plus de risque d’otite externe. Ses longues oreilles tombantes sont probablement un facteur favorisant important [5].
- Yeux : le risque d’œil sec (kératoconjonctivite sèche) était 7,64 fois plus élevé, et celui de cataracte 1,90 fois plus élevé, que chez les autres chiens [5].
- Allergie cutanée : contrairement à beaucoup de races, le cocker anglais avait un risque plus faible de dermatite atopique (rapport de cotes 0,14) [5].
- Anémie hémolytique à médiation immune (AHMI) : le cocker est prédisposé à cette maladie, dans laquelle le système immunitaire détruit les globules rouges [6]. Dans une étude cas-témoins américaine, le cocker faisait partie des races au risque significativement augmenté [7]. Voir anémie hémolytique du chien et anémie chez le chien et le chat.
- Reins : la néphropathie héréditaire autosomique récessive est due à une mutation du gène COL4A4 ; la mutation a été trouvée chez 39 des 114 cockers anglais de statut inconnu de l’étude qui l’a identifiée [8]. Dans les cliniques britanniques, le cocker avait aussi un risque plus élevé de maladie rénale chronique [10]. Voir insuffisance rénale du chien.
- Hormones et pancréas : le cocker anglais avait 2,10 fois plus de risque d’hypothyroïdie que les chiens croisés [11], et la race a été décrite comme prédisposée à la pancréatite [5]. Voir hypothyroïdie du chien et pancréatite chez le chien.
- Causes de décès : les plus fréquentes étaient les tumeurs (9,26 %), les troubles liés à une masse (8,33 %) et le collapsus (7,41 %) [3].
Ce qui est particulier dans les analyses du cocker
Nous n’avons pas trouvé d’intervalles de référence publiés propres au cocker anglais pour les analyses sanguines courantes. L’essentiel est de savoir quels résultats orientent vers les maladies connues de la race.
Anémie. Un hématocrite bas chez un cocker, surtout avec des signes de destruction des globules rouges, fait penser à une AHMI, à laquelle la race est prédisposée [6]. Voir anémie hémolytique du chien.
Protéines dans l’urine et test ADN. Chez les chiots atteints de néphropathie héréditaire, la protéinurie était la première anomalie, entre 5 et 8 mois, et les valeurs rénales augmentaient 2 à 9 mois plus tard. Rechercher une protéinurie chez les cockers à risque permet un dépistage précoce ; une biopsie rénale examinée en microscopie électronique confirme le diagnostic [9]. Un test ADN de la mutation COL4A4 repère les chiens atteints et les porteurs [8]. Voir protéinurie du chien et du chat.
Valeurs rénales chez le chien âgé. Le cocker fait partie des races à risque plus élevé de maladie rénale chronique dans les cliniques britanniques [10] : créatinine, SDMA et analyse d’urine méritent d’être suivies dans le temps.
Thyroïde. L’hypothyroïdie est plus fréquente que chez les chiens croisés [11], et elle peut aussi favoriser les otites et les troubles du pelage [5].
Test de Schirmer. L’œil sec peut passer inaperçu sans test de Schirmer, que les auteurs de l’étude britannique recommandent chez le cocker anglais atteint de conjonctivite ou d’écoulement oculaire sans cause connue [5].
Pour aller plus loin
In English: Cocker Spaniel.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Mon cocker a-t-il eu un test ADN pour la néphropathie héréditaire, ou ses deux parents ont-ils été testés indemnes ?
- Faut-il mesurer le rapport protéines/créatinine urinaire (RPCU) de mon jeune cocker ?
- Les otites de mon chien sont-elles liées à la forme des oreilles, à une allergie ou à la thyroïde ?
- Un test de Schirmer pourrait-il expliquer l’écoulement oculaire de mon chien ?
- Si mon cocker devient brutalement faible ou pâle, quelles analyses montreraient une AHMI ?
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Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un cocker ?
Dans les dossiers vétérinaires britanniques, l’âge médian au décès du cocker anglais était de 11,4 ans [3]. Une étude britannique de 2024 a trouvé une durée de vie médiane de 13,3 ans [4].
Quelles sont les maladies du cocker ?
La maladie dentaire, les otites et l’obésité sont les plus fréquentes au quotidien [3]. Par rapport aux autres chiens, le cocker anglais a un risque beaucoup plus élevé d’écoulement auriculaire et d’œil sec [5], et il est prédisposé à l’anémie hémolytique à médiation immune [6].
Pourquoi le cocker a-t-il autant d’otites ?
L’otite externe touchait environ un cocker anglais sur dix en un an [3]. Ses longues oreilles tombantes sont probablement un facteur favorisant important ; l’allergie semblait jouer un rôle moindre que dans d’autres races [5].
Qu’est-ce que la néphropathie héréditaire du cocker ?
Une maladie rénale héréditaire due à une mutation du gène COL4A4, transmise quand les deux parents la portent [8]. Les chiots atteints ont d’abord des protéines dans l’urine, puis des valeurs rénales qui augmentent quelques mois plus tard [9].
Quels examens faire chez un cocker ?
Un test ADN indique si le chien porte la mutation de la néphropathie héréditaire [8], et la recherche de protéines dans l’urine repère tôt les jeunes chiens atteints [9]. L’œil sec étant fréquent, un test de Schirmer est utile chez un cocker qui a un écoulement oculaire ou une conjonctivite [5].
Sources
- FCI. Standard n° 5 : English Cocker Spaniel. 2026 (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/005g08-en.pdf
- FCI. Standard n° 167 : American Cocker Spaniel. 2021 (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/167g08-en.pdf
- Engdahl KS et al. Demography and disorders of English Cocker Spaniels under primary veterinary care in the UK. Canine Med Genet. 2023;10:4 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-023-00128-x
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531, tableau supplémentaire S3 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Engdahl KS et al. English Cocker Spaniels under primary veterinary care in the UK: disorder predispositions and protections. Canine Med Genet. 2024;11:1 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-023-00136-x
- Threlfall AJ et al. Analysis of DLA-DQB1 and polymorphisms in CTLA4 in Cocker spaniels affected with immune-mediated haemolytic anaemia. Canine Genet Epidemiol. 2015;2:8 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-015-0020-y
- Miller SA et al. Case-control study of blood type, breed, sex, and bacteremia in dogs with immune-mediated hemolytic anemia. J Am Vet Med Assoc. 2004;224(2):232-235 (en anglais). doi.org/10.2460/javma.2004.224.232
- Davidson AG et al. Genetic cause of autosomal recessive hereditary nephropathy in the English Cocker Spaniel. J Vet Intern Med. 2007;21(3):394-401 (en anglais). doi.org/10.1892/0891-6640(2007)21[394:gcoarh]2.0.co;2
- Lees GE et al. Early diagnosis of familial nephropathy in English cocker spaniels. J Am Anim Hosp Assoc. 1998;34(3):189-195 (en anglais). doi.org/10.5326/15473317-34-3-189
- O’Neill DG et al. Chronic kidney disease in dogs in UK veterinary practices: prevalence, risk factors, and survival. J Vet Intern Med. 2013;27(4):814-821 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.12090
- O’Neill DG et al. Frequency, breed predispositions and other demographic risk factors for diagnosis of hypothyroidism in dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Med Genet. 2022;9:11 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-022-00123-8
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
