Le labrador en bref
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Origine | Grande-Bretagne, à partir de chiens de la côte de Terre-Neuve [1] |
| Groupe | Groupe 8 de la FCI (chiens rapporteurs de gibier, chiens leveurs de gibier, chiens d’eau), section 1 [1] |
| Poids | 33 kg en moyenne à l’âge adulte : 35,2 kg chez les mâles, 30,4 kg chez les femelles dans une étude britannique [3] ; 29 à 36 kg pour les mâles et 25 à 32 kg pour les femelles selon l’American Kennel Club [2] |
| Taille | Idéale de 56 à 57 cm chez les mâles, de 54 à 56 cm chez les femelles [1] |
| Espérance de vie | Médiane de 12,0 ans dans une étude britannique en clientèle [3] ; 13,1 ans dans une étude britannique de 2024 portant sur plus de 580 000 chiens [4] |
| Poil | Court, dense, avec un sous-poil résistant aux intempéries ; noir, sable (jaune) ou chocolat [1] |
Origine
Selon le standard de la race, on pense que le labrador vient de la côte de Terre-Neuve, où des pêcheurs utilisaient des chiens semblables pour rapporter le poisson. Des chiens ont été introduits en Grande-Bretagne à la fin du XIXe siècle, le club de race a été fondé en 1916 et le labrador s’est d’abord fait connaître dans les field trials [1].
La FCI le classe toujours comme chien rapporteur soumis à une épreuve de travail [1], et certains labradors sont sélectionnés pour devenir chiens d’assistance [5].
Les problèmes de santé fréquents
Les meilleurs chiffres viennent de VetCompass, qui analyse les dossiers des cliniques vétérinaires britanniques. Sur un échantillon de 2 074 labradors, 61,6 % avaient au moins un trouble noté dans l’année [3].
- Otites externes : le problème le plus fréquent, chez 10,4 % des labradors. Les chocolat étaient plus touchés (23,4 %) que les sable (17,0 %) ou les noirs (12,8 %) [3].
- Surpoids et obésité : 8,8 % [3]. Une petite délétion du gène POMC, présente sur 12 % des copies du gène, est associée à un poids plus élevé et à une plus forte motivation pour la nourriture [5].
- Maladies articulaires : arthrose chez 5,5 % et boiterie chez 4,4 % [3]. Au dépistage en Suède, 16,2 % des jeunes labradors avaient une dysplasie de la hanche (stades C à E) et 9,0 % une dysplasie du coude [6].
- Lipomes (boules de graisse) : 4,1 % [3]. Toute nouvelle boule mérite d’être montrée au vétérinaire ; voir le mastocytome pour savoir comment une boule est prélevée.
- Hypothyroïdie : 0,30 % des labradors dans une grande étude britannique, avec une probabilité 1,4 fois plus élevée que chez les croisés [7]. Voir l’hypothyroïdie du chien.
- Hépatite liée au cuivre : une variante du gène ATP7B était plus fréquente chez les labradors avec une accumulation de cuivre dans le foie (30 %) que chez les témoins (13 %) [9]. Voir l’hépatite et les maladies du foie du chien.
Les causes de décès les plus fréquentes étaient les troubles de l’appareil locomoteur (24,5 %) et les cancers (21,1 %) [3].
Analyses et dépistages chez le labrador
- Enzymes du foie et cuivre : l’hépatite liée au cuivre se confirme sur un prélèvement de foie avec dosage du cuivre. Le test ADN ATP7B seul est difficile à interpréter : 47 % des chiens atteints ne portaient pas la variante et 25 % des témoins la portaient [9]. Voir l’ALAT élevée chez le chien.
- Vitamine B12 (cobalamine) : sur 28 675 dosages, les labradors avaient plus souvent que les autres chiens un résultat sous l’intervalle de référence [10].
- Thyroïde : la race a une prédisposition modérée à l’hypothyroïdie [7] ; un bilan thyroïdien fait donc partie des examens quand les signes l’évoquent.
- Test ADN du collapsus à l’effort (DNM1) : selon les lignées, 17,9 à 38,0 % des labradors portaient la variante et 1,8 à 13,6 % en avaient deux copies ; 83,6 % des chiens à deux copies avaient fait un malaise avant 4 ans, mais tous les chiens concernés ne font pas de malaise [8].
- Dépistage des hanches et des coudes : des radiographies classées selon la grille FCI pour la hanche et celle de l’International Elbow Working Group pour le coude servent au dépistage [6].
La prise de sang de routine d’un labrador se lit comme celle des autres chiens : voir la prise de sang du chien.
Pour aller plus loin
In English: Labrador Retriever.
Questions à poser à votre vétérinaire
- Mon labrador a-t-il un poids de forme, et quelle note d’état corporel lui donnez-vous ?
- Faut-il radiographier ses hanches et ses coudes ?
- Les valeurs du foie justifient-elles de rechercher une accumulation de cuivre ?
- Une prise de poids ou des changements de peau justifient-ils un bilan thyroïdien ?
- Le test ADN du collapsus à l’effort est-il utile pour mon chien ?
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Questions fréquentes
Quelle est l’espérance de vie d’un labrador ?
La durée de vie médiane était de 12,0 ans dans une étude britannique en clientèle, et de 10,7 ans chez les labradors chocolat [3]. Une étude britannique plus large, publiée en 2024, trouve une médiane de 13,1 ans [4].
Quelles sont les maladies fréquentes du labrador ?
Les otites (10,4 %), le surpoids (8,8 %) et l’arthrose (5,5 %) étaient les plus fréquents en clientèle au Royaume-Uni [3].
Pourquoi le labrador a-t-il toujours faim ?
Environ 12 % des copies du gène POMC dans la race portent une délétion associée à une plus forte motivation pour la nourriture et à un poids plus élevé [5].
Quels examens faire à un labrador ?
Le dépistage des hanches et des coudes [6], le test ADN du collapsus à l’effort [8], et des analyses de la thyroïde ou du foie quand les signes ou le bilan de routine l’indiquent [7, 9].
Le labrador chocolat est-il plus fragile ?
Dans une étude britannique, les chocolat vivaient moins longtemps (médiane de 10,7 ans contre 12,1 ans) et avaient plus d’otites et de dermatites que les noirs ou les sable [3].
Sources
- Fédération Cynologique Internationale. Standard FCI n° 122 : Labrador Retriever (en anglais). fci.be/Nomenclature/Standards/122g08-en.pdf
- American Kennel Club. Labrador Retriever: dog breed information (en anglais). akc.org/dog-breeds/labrador-retriever
- McGreevy PD et al. Labrador retrievers under primary veterinary care in the UK: demography, mortality and disorders. Canine Genet Epidemiol. 2018;5:8 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-018-0064-x
- McMillan KM et al. Longevity of companion dog breeds: those at risk from early death. Sci Rep. 2024;14:531 (en anglais). doi.org/10.1038/s41598-023-50458-w
- Raffan E et al. A deletion in the canine POMC gene is associated with weight and appetite in obesity-prone Labrador retriever dogs. Cell Metab. 2016;23(5):893-900 (en anglais). doi.org/10.1016/j.cmet.2016.04.012
- Engdahl K et al. Prevalence of hip and elbow dysplasia in young adult dogs in Sweden. Vet Rec. 2026;198(12):e560-e573 (en anglais). doi.org/10.1002/vetr.70224
- O’Neill DG et al. Frequency, breed predispositions and other demographic risk factors for diagnosis of hypothyroidism in dogs under primary veterinary care in the UK. Canine Med Genet. 2022;9:11 (en anglais). doi.org/10.1186/s40575-022-00123-8
- Minor KM et al. Presence and impact of the exercise-induced collapse associated DNM1 mutation in Labrador retrievers and other breeds. Vet J. 2011;189(2):214-219 (en anglais). doi.org/10.1016/j.tvjl.2011.06.022
- Langlois DK et al. ATP7A, ATP7B, and RETN genotypes in Labrador Retrievers with and without copper-associated hepatopathy. J Am Vet Med Assoc. 2022;260(14):1-8 (en anglais). doi.org/10.2460/javma.21.12.0541
- Grützner N et al. Evaluation of serum cobalamin concentrations in dogs of 164 dog breeds (2006-2010). J Vet Diagn Invest. 2012;24(6):1105-1114 (en anglais). doi.org/10.1177/1040638712461250
Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.
