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INTOXICATION · CHIEN

Ibuprofène et chien : estomac, reins et prise de sang

L’ibuprofène, le naproxène et l’aspirine sont des anti-inflammatoires humains (AINS). Chez le chien, ils peuvent provoquer des ulcères de l’estomac et de l’intestin, une atteinte aiguë des reins et, à très forte quantité, des convulsions ou un coma. Voici pourquoi, les signes à surveiller, et les valeurs de sang et d’urine que le vétérinaire suit dans les jours qui suivent.

L’essentiel

L’ibuprofène est toxique pour le chien et n’est plus recommandé chez lui. Il bloque les prostaglandines qui protègent la paroi de l’estomac et maintiennent le débit de sang vers les reins : il peut donc causer ulcères, saignements et insuffisance rénale aiguë ; à très forte quantité, il atteint aussi le cerveau. Le naproxène reste plusieurs jours dans l’organisme du chien, et l’aspirine gêne aussi la coagulation. Les vomissements sont le signe le plus fréquent, mais l’atteinte des reins peut apparaître plus tard : le vétérinaire contrôle la créatinine, l’urée, l’hématocrite, l’albumine et l’urine, et répète les valeurs rénales les jours suivants. La plupart des chiens soignés tôt guérissent. Si votre chien a avalé un antidouleur humain, appelez tout de suite votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, quelle que soit la quantité.

Vous avez les résultats rénaux des urgences et des contrôles ? Faites expliquer chaque valeur simplement. Déposer le compte rendu

L’ibuprofène est-il toxique pour le chien ?

Oui. Le manuel vétérinaire Merck indique que l’ibuprofène n’est plus recommandé chez le chien, car il peut provoquer des ulcères et des perforations de l’estomac ; les saignements digestifs et l’atteinte des reins sont ses effets toxiques les plus fréquents [1]. Si votre chien a avalé de l’ibuprofène, du naproxène, de l’aspirine ou tout autre antidouleur humain, appelez tout de suite votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, même s’il semble aller bien. Gardez la boîte : beaucoup de médicaments contre le rhume contiennent aussi un AINS ou du paracétamol, et le produit exact compte [1].

Les AINS humains font partie des intoxications les plus souvent signalées aux centres antipoison vétérinaires [1]. Le centre antipoison de l’ASPCA, aux États-Unis, a enregistré 22 206 cas d’AINS chez le chien et le chat de 2005 à 2010 ; l’ibuprofène était le plus fréquent, devant l’aspirine et le naproxène [4]. En France, le CNITV de Lyon répond 7 jours sur 7 aux appels pour une suspicion d’intoxication animale [16].

Comment les AINS humains abîment l’estomac et les reins du chien

Les AINS bloquent les enzymes cyclo-oxygénases (COX-1 et COX-2) qui fabriquent les prostaglandines [1]. Dans le tube digestif et les reins, ces prostaglandines ont un rôle protecteur [2] :

  • Estomac et intestin : les prostaglandines maintiennent le débit de sang dans la paroi de l’estomac et la production de mucus et de bicarbonate. Sans elles, l’acide abîme la paroi et ses vaisseaux, d’où des érosions et des ulcères [2]. Un ulcère peut saigner et, dans les cas graves, se perforer [1].
  • Reins : les prostaglandines dilatent les vaisseaux du rein quand la tension ou l’hydratation baisse. Quand elles sont bloquées, le débit de sang vers les reins chute et une insuffisance rénale aiguë peut suivre [2].
  • Coagulation : les AINS réduisent la capacité des plaquettes à s’agréger ; l’aspirine le fait pour toute la vie de la plaquette, ce qui peut prolonger les saignements [1, 2].
  • Cerveau : après de très fortes quantités d’ibuprofène, le chien peut présenter convulsions, démarche chancelante, abattement ou coma [1].

L’ibuprofène est absorbé vite : son taux sanguin culmine 30 minutes à 3 heures après l’ingestion [1]. Le naproxène est particulièrement inquiétant, car le chien le recycle entre le foie et l’intestin : sa demi-vie chez le chien est d’environ 74 heures [1]. Les médicaments ne se transposent pas d’une espèce à l’autre, et une dose humaine ne peut pas être convertie en dose sûre pour un chien [2].

Ibuprofène, naproxène et aspirine : quantités toxiques décrites

Vétérinaires et centres antipoison s’appuient sur des seuils publiés, en milligrammes par kilo de poids, pour juger du risque. Ces chiffres viennent d’ouvrages et d’études ; ce ne sont pas des limites sûres [1, 3] :

Seuils décrits seulement. Les chiens varient, et une quantité plus faible peut quand même nuire. Appelez votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, quelle que soit la quantité.
MédicamentEffets décrits chez le chien
IbuprofèneVomissements, diarrhée et douleurs abdominales après une prise unique de 100 à 125 mg/kg ; insuffisance rénale dès 175 à 300 mg/kg ; convulsions et coma au-delà de 400 mg/kg ; potentiellement mortel au-delà de 600 mg/kg [1]
NaproxèneEffets digestifs au-delà de 5 mg/kg, atteinte rénale au-delà de 25 mg/kg et signes nerveux au-delà de 50 mg/kg, seuils utilisés dans une étude de 434 chiens [3] ; un seul comprimé de 220 mg peut causer des signes très graves, même chez un grand chien [13]
AspirineVomissements, température élevée, halètement, convulsions ou coma après une forte prise unique (450 mg/kg) ; ulcères en cas de prises répétées [1]

Les seuils ne prédisent pas tout. Dans une étude d’un centre antipoison américain sur l’ibuprofène, aucun lien net entre la quantité et l’évolution n’a été trouvé, et les auteurs estiment qu’un chien qui en avale même peu peut nécessiter des soins actifs ; les labradors avaient moins d’ulcères, et les auteurs suggèrent que les bergers allemands seraient plus sensibles [5]. Dans l’étude de 434 chiens, le seuil de 400 mg/kg d’ibuprofène prédisait mal l’atteinte rénale [3]. Les prises répétées sont aussi risquées : ulcères et atteinte rénale y sont imprévisibles [6]. Appelez votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, quelle que soit la quantité.

Le chat réagit à l’ibuprofène dès environ la moitié de la quantité qui nuit au chien [1]. Le paracétamol agit autrement : il atteint surtout le foie chez le chien et les globules rouges chez le chat [6]. Voir paracétamol, chien et chat.

Symptômes et délais

Les vomissements sont le signe le plus souvent observé : c’était le signe le plus fréquent chez 125 chiens vus aux urgences après une surdose d’AINS (46 chiens, 37 %) [7]. L’atteinte des reins se voit souvent plus tard, sur les prises de sang plutôt qu’à la maison [3].

  • Estomac et intestin : vomissements, diarrhée, vomissements de sang, selles noires et goudronneuses (sang digéré), perte d’appétit, douleurs abdominales [12, 13].
  • Perte de sang : faiblesse et gencives pâles dues à l’anémie [13]. Le saignement peut aussi rester caché et provoquer peu à peu une anémie par manque de fer [2]. Dans un cas publié, un chien à qui son propriétaire avait donné du naproxène pour une épaule raide a fait un ulcère hémorragique de l’estomac et a eu besoin d’une transfusion [14].
  • Reins : d’abord plus d’urine et plus de soif, puis dans les cas graves peu ou pas d’urine [12].
  • Cerveau, après de fortes quantités : abattement, démarche chancelante, convulsions, coma [1].
  • Dans les cas réels : sur 225 chiens vus pour de l’ibuprofène dans cinq hôpitaux américains, 46 % avaient des signes digestifs et 18 % déjà une atteinte rénale à l’arrivée ; pendant l’hospitalisation, les signes digestifs sont montés à 60 % et l’atteinte rénale à 35 % [3].

Le temps compte. Plus le délai avant le traitement est long, plus le risque d’ulcère et d’insuffisance rénale augmente [5] ; arriver plus de 7,5 heures après l’ingestion prédisait l’atteinte rénale dans l’étude de 434 chiens [3]. Chez les chiens traités par perfusion seule, 10 % ont développé une atteinte rénale absente à l’arrivée [3].

Ce que contrôle le vétérinaire, et pourquoi

Il n’existe pas de test rapide de l’ibuprofène dans le sang en clinique ; le vétérinaire s’appuie sur ce que le chien a avalé et sur les signes [8]. Les analyses de sang et d’urine montrent ensuite si l’estomac ou les reins sont touchés, et sont répétées pour suivre l’évolution [1, 3].

Une ligne de compte rendu, annotée · Exemple illustratif
AbréviationRésultatUnitéIntervalle du laboratoireSignalement
CREA créatinine186µmol/l44 – 150H
  1. Abréviation CREA, CREAT ou créatinine : la valeur rénale répétée après une surdose d’AINS [1, 3].
  2. Résultat 186 µmol/l dans cet exemple : grade II IRIS d’insuffisance rénale aiguë (141 à 220 µmol/l) [9], le grade le plus fréquent chez les chiens intoxiqués à l’ibuprofène avec atteinte rénale (39 %) [3].
  3. Unité µmol/l en Europe, parfois mg/l ; mg/dl aux États-Unis : 186 µmol/l ≈ 21 mg/l ≈ 2,1 mg/dl (÷ 88,4).
  4. Intervalle du laboratoire Ici l’intervalle chien du manuel vétérinaire Merck [15] ; chaque laboratoire fixe le sien.
  5. Signalement H ou une flèche vers le haut : au-dessus de l’intervalle. Une hausse de 26,4 µmol/l ou plus en 48 heures compte déjà comme une atteinte rénale, même dans l’intervalle [9].

Convertisseur d’unités

Valeurs équivalentes

  • Créatinine, mg/dl–
  • Créatinine, mg/l–

La conversion change seulement l’unité. Comparez toujours le résultat à l’intervalle imprimé par le laboratoire qui l’a mesuré.

Anomalies décrites après une intoxication aux AINS humains. Tous les chiens ne les ont pas.
AnalyseCe qu’on peut trouverPourquoi c’est important
CréatinineNormale au début, puis en hausseLa principale valeur rénale ; une créatinine plus haute à l’arrivée était liée à une forme plus grave [3]
UréeÉlevéeMonte quand les reins filtrent moins ; un saignement dans le haut du tube digestif peut aussi l’augmenter, mais pas toujours [10]
SDMAÉlevéeUn des marqueurs que l’IRIS cite pour une atteinte rénale précoce, avant que la créatinine sorte des normes [9]
Densité urinaireVariableMesurée à l’arrivée dans l’étude de 434 chiens (médiane 1,026 après ibuprofène) ; se lit avec la créatinine et la quantité d’urine [3, 9]
Hématocrite et globules rougesBas, ou élevéUn hématocrite bas peut signaler un ulcère qui saigne ; un hématocrite élevé (51 % ou plus) reflétait une déshydratation et était lié à l’atteinte rénale [3]
AlbumineBassePeut baisser avec une perte de sang par le tube digestif ; en cas de saignement important, albumine et globulines baissent ensemble [11]
Enzymes du foie (ALAT)Parfois élevéesLes AINS peuvent parfois léser le foie [3] ; l’aspirine peut provoquer une nécrose du foie [1]
Électrolytes et gaz du sangTroubles acido-basiquesL’aspirine provoque des troubles acido-basiques d’origine respiratoire puis métabolique, que le vétérinaire corrige [1]

À l’arrivée, les 225 chiens de l’étude américaine intoxiqués à l’ibuprofène avaient une créatinine médiane de 1,1 mg/dl (environ 97 µmol/l), une urée (BUN) médiane de 18 mg/dl et un hématocrite médian de 50 % : des valeurs souvent normales, d’où l’intérêt de les répéter [3].

La surveillance des reins dans les jours qui suivent

L’atteinte des reins ne se voit pas toujours sur la première prise de sang. Le manuel vétérinaire Merck conseille de mesurer les valeurs rénales au départ puis à 24, 48 et 72 heures après une intoxication à l’aspirine, et prend en charge l’ibuprofène de la même façon [1]. Les vétérinaires classent l’insuffisance rénale aiguë avec l’échelle IRIS, fondée sur la créatinine sanguine [9] :

Chaque grade est aussi classé selon la quantité d’urine et le besoin de dialyse [9].
Grade IRISCréatinine sanguineChiens intoxiqués à l’ibuprofène avec atteinte rénale [3]
IMoins de 140 µmol/l (moins de 1,6 mg/dl), avec une hausse de 26,4 µmol/l ou plus en 48 heures ou d’autres signes d’atteinte21 %
II141 à 220 µmol/l (1,7 à 2,5 mg/dl)39 %
III221 à 439 µmol/l (2,6 à 5,0 mg/dl)35 %
IV440 à 880 µmol/l (5,1 à 10,0 mg/dl)5 %
VPlus de 880 µmol/l (plus de 10,0 mg/dl)Aucun

L’IRIS indique que les chiens en grade I ou II peuvent retrouver une fonction rénale suffisante en 2 à 5 jours, alors qu’en grade IV ou V ils peuvent mourir en 5 à 10 jours sans dialyse [9]. Le vétérinaire surveille aussi la quantité d’urine : moins de 1 ml par kilo et par heure sur 6 heures est considéré comme une production réduite [9]. Pour l’atteinte rénale durable, voir l’insuffisance rénale du chien.

Prise en charge et pronostic

La prise en charge dépend du médicament, de la quantité et du délai. Le vétérinaire peut faire vomir le chien et donner du charbon activé, puis une perfusion et une protection de l’estomac [1] ; dans l’étude de 434 chiens, ceux que l’on avait fait vomir à la clinique avaient moins de signes ensuite [3]. Après de très fortes quantités, certains hôpitaux utilisent des perfusions de lipides, des échanges plasmatiques ou une épuration du sang [1, 3]. Il n’existe pas d’antidote à l’aspirine [1].

La plupart des chiens guérissent s’ils sont soignés tôt. La survie était de 99 % dans l’étude de 434 chiens, et 87 % des 79 chiens suivis étaient vivants un an plus tard [3]. Sur 62 chiens traités par échange plasmatique après de fortes surdoses, 98 % ont survécu et 31 des 34 chiens recontrôlés avaient des valeurs rénales normales [8]. Dans la série des urgences, 96 % ont survécu ; les chiens restés plus de jours sans manger risquaient davantage de mourir ou d’être euthanasiés [7].

Pour aller plus loin

Autre intoxication qui touche les reins : le raisin. Tous les aliments et produits à tenir hors de portée : aliments toxiques pour le chien et le chat.

In English: ibuprofen and dogs.

Questions à poser à votre vétérinaire

  1. Vu le médicament et la quantité, quel est le risque pour l’estomac et les reins de mon chien ?
  2. La créatinine, l’urée et la SDMA sont-elles normales aujourd’hui, et quand seront-elles recontrôlées ?
  3. L’hématocrite ou l’albumine font-ils penser à un saignement de l’estomac ou de l’intestin ?
  4. S’il y a une atteinte rénale, de quel grade IRIS s’agit-il, et quelle quantité d’urine mon chien produit-il ?
  5. Quels signes à la maison doivent me faire revenir tout de suite ?
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Questions fréquentes

Que faire si mon chien avale un médicament ?

Appelez tout de suite votre vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, comme le CNITV de Lyon [16], même s’il semble aller bien, et gardez la boîte : le produit exact compte [1]. Ne le faites pas vomir et ne lui donnez rien sans l’avis du vétérinaire. Plus le délai avant le traitement est court, plus le risque d’ulcère et d’atteinte rénale baisse [5].

Quel anti-inflammatoire pour un chien ?

Uniquement celui que votre vétérinaire a prescrit pour votre chien. Ne donnez jamais un antidouleur ou un anti-inflammatoire humain sans son avis : l’ibuprofène n’est plus recommandé chez le chien [1], et une dose humaine ne se transpose pas à une autre espèce [2]. Les propriétaires qui en donnent ne voient souvent l’erreur qu’à l’apparition des signes [1].

Quels sont les symptômes d’une intoxication à l’ibuprofène ?

Vomissements, diarrhée, vomissements de sang, selles noires, perte d’appétit et douleurs abdominales ; puis faiblesse et gencives pâles s’il y a un saignement ; soif et urines modifiées si les reins sont touchés ; et, après de fortes quantités, démarche chancelante, convulsions ou coma [1, 12, 13].

Combien de temps après l’ingestion les signes apparaissent-ils ?

L’ibuprofène est absorbé en 30 minutes à 3 heures [1], et les vomissements sont le signe le plus fréquent [7]. L’atteinte des reins peut apparaître plus tard, sur la prise de sang : c’est pourquoi les valeurs rénales sont recontrôlées à 24, 48 et 72 heures [1]. N’attendez pas les signes pour appeler.

Un chien peut-il guérir d’une intoxication à l’ibuprofène ?

Oui, la plupart guérissent s’ils sont soignés tôt. Dans une étude de 434 chiens intoxiqués aux AINS, 99 % ont survécu [3]. Le délai compte : plus il est long, plus le risque d’ulcère et d’insuffisance rénale augmente [5].

Sources

  1. Hovda T. Toxicoses From Human Analgesics in Animals. Merck Veterinary Manual, revu en 2024, mis à jour en 2025 (en anglais). merckvetmanual.com/toxicology/toxicoses-from-human-analgesics/toxicoses-from-human-analgesics-in-animals
  2. Edwards SH. Nonsteroidal Anti-inflammatory Drugs in Animals. Merck Veterinary Manual, revu en 2021, mis à jour en 2024 (en anglais). merckvetmanual.com/pharmacology/inflammation/nonsteroidal-anti-inflammatory-drugs-in-animals
  3. Chalifoux NV et al. Outcomes of 434 dogs with non-steroidal anti-inflammatory drug toxicosis treated with fluid therapy, lipid emulsion, or therapeutic plasma exchange. J Vet Intern Med. 2023;37(1):161-172 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.16603
  4. Khan SA, McLean MK. Toxicology of frequently encountered nonsteroidal anti-inflammatory drugs in dogs and cats. Vet Clin North Am Small Anim Pract. 2012;42(2):289-306 (en anglais). doi.org/10.1016/j.cvsm.2012.01.003
  5. Poortinga EW, Hungerford LL. A case-control study of acute ibuprofen toxicity in dogs. Prev Vet Med. 1998;35(2):115-124 (en anglais). doi.org/10.1016/s0167-5877(98)00051-8
  6. Villar D, Buck WB, Gonzalez JM. Ibuprofen, aspirin and acetaminophen toxicosis and treatment in dogs and cats. Vet Hum Toxicol. 1998;40(3):156-162 (en anglais). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9610496
  7. Steele C, Stefanovski D, Rondeau MP. Clinical outcomes and prognostic factors associated with nonsteroidal anti-inflammatory drug overdose in dogs presented to an emergency room. J Vet Emerg Crit Care. 2021;31(5):638-646 (en anglais). doi.org/10.1111/vec.13096
  8. Butty EM et al. Outcomes of nonsteroidal anti-inflammatory drug toxicosis treated with therapeutic plasma exchange in 62 dogs. J Vet Intern Med. 2022;36(5):1641-1647 (en anglais). doi.org/10.1111/jvim.16507
  9. International Renal Interest Society (IRIS). Grading of Acute Kidney Injury. 2026 (en anglais). iris-kidney.com/s/IRIS-AKI-Grading_2026.pdf
  10. eClinPath, Cornell University College of Veterinary Medicine. Urea nitrogen (en anglais). eclinpath.com/chemistry/kidney/urea-nitrogen
  11. eClinPath, Cornell University College of Veterinary Medicine. Albumin (en anglais). eclinpath.com/chemistry/proteins/albumin
  12. Pet Poison Helpline. Ibuprofen (en anglais). petpoisonhelpline.com/poison/ibuprofen
  13. Pet Poison Helpline. Naproxen (en anglais). petpoisonhelpline.com/poison/naproxen
  14. Gilmour MA, Walshaw R. Naproxen-induced toxicosis in a dog. J Am Vet Med Assoc. 1987;191(11):1431-1432 (en anglais). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3692986
  15. Merck Veterinary Manual. Serum biochemical analysis reference ranges (en anglais). merckvetmanual.com/reference-values-and-conversion-tables/reference-guides/serum-biochemical-analysis-reference-ranges
  16. VetAgro Sup. Centre national d’informations toxicologiques vétérinaires (CNITV). vetagro-sup.fr/recherche-expertise/centre-national-dinformations-toxicologiques-veterinaires-cnitv

Les méthodes et les intervalles de référence varient d’un laboratoire à l’autre. Cet article explique ; il ne pose pas de diagnostic. Pour toute décision, appuyez-vous sur le compte rendu original et sur votre vétérinaire. Notre méthode éditoriale.